‹ L'affaire du collier, d'après de nouveaux documentsChapitre 17 sur 120 · PRÉFACE DE LA CINQUIÈME ÉDITION. XXI · texte numérisé non relu

PRÉFACE DE LA CINQUIÈME ÉDITION. XXI

Genève, dans le premier désarroi, Rétaux fît des aveux à l'auditeur Bontems, qui lui avait témoigné de l'intérêt, et ces aveux sont la confirmation de ceux qu'il fît à partir du 5 mai. Que devient le « mois de Bastille >y? Le correspondant de Tronchin note déjà que, peu après ces premiers aveux, Rétaux s'efforça de se ressaisir. Les syndics de Genève, qui lui font subir un interrogatoire, le trouvent « bouclé ». — « Vous verrez, Monsieur, en comparant le verbal de l'auditeur avec les réponses du prévenu que cette précaution (de rédiger le procèsverbal en question) n'était pas inutile, car Rétaux en a plus dit dans la conversation que dans son interrogatoire : il est évident que cette marche (l'instruction judiciaire) lui a donné à penser et lui a fait essayer de revenir en arrière de ce qu'il avait avoué dans une conversation qu'il regardait comme devant être sans conséquence. »

Arrivé à Paris, Rétaux cherche tout d'abord à nier; mais bientôt l'évidence des faits l'écrase devant les commissaires du Parlement. Il comprend alors que le meilleur parti qui lui reste est celui des aveux : aveux auxquels ceux qu'il fît dès le premier moment à Genève donnent une confirmation, dont ils n'avaient d'ailleurs pas besoin.

Et s'il restait encore l'ombre d'un doute, ce sont précisément les manuscrits Joly de Fleury, dont il

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