Confrontation du 21 mars 1786, Arch. nat., X2, B
2. Confrontation de Rohan à Bette d'Étienville, Arch. nat., X% B/l 117.
DÉLICATE ÉNIGME
plus grands1. Si Jeanne eût été la maîtresse du prince, peut-on supposer qu'avec sa fortune, son caractère généreux et prodigue à l'excès, alors qu'il la considérait comme une femme du meilleur monde, amie particulière de la reine, il l'eût réduite à des aumônes?
Quant à la prétendue correspondance que Beugnot verra dans les mains de Jeanne de Valois à Bar-sur- Aube, il en parlera ainsi : « Il est heureux pour la mémoire de M. le cardinal que ces lettres aient été supprimées. C'est une perte pour l'histoire des passions humaines. Mais quel était donc ce siècle où un prince de l'Eglise n'hésitait pas d'écrire, de signer,, d'adresser à une femme qu'il connaissait si peu et si mal, des letlres que, de nos jours, un homme qui se respecte le moins du monde pourrait commencer de lire, mais n'achèverait pas jusqu'au bout ». Ce témoignage se détruit par lui-même. Le prince de Rohan n'était pas homme à écrire de la sorte. Est-il utile d'insister? Jeanne, avec son imagination en ébullition perpétuelle et désordonnée, passa sa vie à forger des romans, des correspondances surtout et à les remplir de malpropretés. On reconnaît son doigté à ce que dit Beugnot. Pourquoi brûlera-t-elle ces lettres dans une circonstance où elles auraient constitué toute sa défense? — parce que les lettres étaient fausses. Et pourquoi les fera-t-elle auparavant lire à Beugnot 2,