‹ L'affaire du courrier de Lyon: les procès Lesurques, Durochat. Vidal, Dubosq et Béroldy. D'apresChapitre 12 sur 80 · in · texte numérisé non relu

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dans les bois ; je me suis retourné plusieurs fois, parce que ces ([ualre quidams ne me disaient rien qui vaille, et j'ai été étonné de les voir ralentir et s'arrêter comme s'ils attendaient quelqu'un. Je ne sais rien de plus. »

Avant le départ de l'inspecteur et des employés des postes qui, avons-nous vu, étaient venus avec lui de Paris, le juge Beau avait interrogé un de ceux-ci, le citoyen G illet, contrôleur des courriers, lequel avait été ^de service, le 8 floréal, au départ de la malle. 11 avait pu donner au juge quelques renseignements sur le voyageur parti avec Excoffon et l'avait représenté « comme un homme d'aspect sombre, portant une redingote brune et un chapeau rond; il n'fivait apporté avec lui ni paquets ni vivres, et tournait autour de la malle avant d'y monter, semblant l'examiner avec intérêt. »

Cette déposition confirma les doutes du magistrat instructeur. Ce voyageur devait certainement être le complice des cavaliers, d'autant mieux qu'il avait disparu, et que, sans cela, les assassins l'eussent massacré comme le postillon et le courrier.

Restaient les ciseaux. Celui à qui ils appartenaient avait dû vraisemblablement, sinon aider les assassins à accomplir leur crime, du moins leur indiquer ce que contenait la malle, car il n'y avait aucune raison pour s'attaquer à celle-ci , si l'on n'eût pas su ([u'elle renfermait plusieurs millions, destinés à l'armée d'Italie.

Certes, cet Hornus devait être un complice.

Pour éclaircir ce point, le juge dépêcha le soir même pour Paris, malgré l'heure avancée ^ le gendarme

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