‹ L'affaire du courrier de Lyon: les procès Lesurques, Durochat. Vidal, Dubosq et Béroldy. D'apresChapitre 26 sur 80 · Place de la Concorde · texte numérisé non relu

Place de la Concorde

tice, et encore s'ils pouvaient invoquer cette considération, comme compalriotes, ce n'est point pour solliciter une grâce, mais pour demander justice. L'heure de leur jugement, ou, pour mieux dire, l'instant où leur innocence sera reconnue et proclamée ne peut être sans injustice retardée.

Dans l'intention où ils sont de demander le renvoi, soit devant le tribunal de la Seine, soit devant celui de Seine-et- Oise, il leur importe d'avoir incessamment leur acte d'accusation, pour pouvoir être jugés dans la quinzaine de thermidor. Tel est l'objet de leur réclamation.

Ils vous requièrent donc d'interposer votre autorité pour que la notification do leur acte d'accusation ne soit pas plus longtemps retardée; et d'intimer à cet effet au commissaire du Directoire près le tribunal de Seine et-Marne, l'ordre que vous jugerez convenable.

Pour Lesurqun et Guénot^

GUKROULT,

Défenseur officieux, rue Germain-l'Auxerrois, n» 18.

De son côté, un ami de Lesurques. le peintre Hilaire Ledru, celui qui quelques semaines plus tard devait fixer en une composition touchante les « Pénibles adieux » de cet infortuné ^ avait vivement insisté auprès du ministre pour hâter le jugement qui ne pouvait, croyait-il, que mettre pn aux angoisses de son ami et compatriote, et h celles de sa famille.

Enfin les débats furent fixés au i5 thermidor an IV.

Celte affaire offrait certes un réel intérêt, mais elle ne passionnait pas encore Paris comme elle le devait faire plue tard, lors du procès Dubosq. C'était le crime de Licursaint, ce n'était pas encore l'afiaire du Courrier de Lyon, ou même TafFairc Lesurques.

Le crime, en lui-même, quehjue odieux qu'il fût, ne possédait pas une de ces particularités qui intriguent

J. Voir j). 200.

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