AVANT L ÉCHAFAUD
ont été chez Dubosq où nous les avons rejoints et où les partages se sont efîectués ; c'est là que je leur ai vendu mes quatre chevaux^.
« Je crois que Roussi est aussitôt parti pour Bruxelles^.
(( Roussi et Laborde étaient les chefs de Tenlreprise; !e sabre et l'éperon appartiennent à Dubos(| et c'est lui qui est retourné à Lieursaint chercher le sabre^; c'est Dubosq qui est arrivé le premier et a dîné. Quant à moi, j'ai été seul à Lieursaint*, ainsi qu'ils m'en avaient donné l'ordre. Là, Dubosq est venu nie dire d'aller les rejoindre à une autre auberge. C'est Dubosq qui s'est promené dans Lieursaint avec Lafleur.
« La fille Breban connaissait bien le complot. »
Telle est cette déclaration que Gouriol ne put signer, ne sachant, est-il constaté.
Deux mois après, le 6 vendémiaire an V, ce même Couriol réitérait ces déclarations et faisait écrire au Directoire :
Aux Citoyens composant le Directoire, ' Cilovens Directeurs,
11 est donc vrai (|uc je devais ajouter à mon crinio un double assassinat. Les déclarations véridi(iuos que je n'ai cessé de faire depuis le jour de mon jugement n'ont pu faire rendre justice à deux innocents qui sept victimes de l'erreur; puis-je espérer au moins que,, pour venger leur mort, vous donnerez des ordres très exprès de faire rechercher les (piatre individus que j'ai désignés et qui sont mes seuls coiiq)lices;