AFFAIHK VIDAL-DUFOUR, DIT « LAFLEUR
M. Daubanlon le fit transférer à Melun, à la disposition du Directeur du Jury criminel de Seine-et- Marne qui, sans différer, procéda, le 28 floréal, à son interrogatoire.
Quant à Roussy, le mandat d'amener délivré contre lui n'avait pu le toucher.
Vidal-Dufour, confronté le même jour avec Dubosq, déclara ne le connaître en aucune manière.
Durochat fut moins discret à son égard.
Amené à Melun en même temps que Dubosq, Durochat, nous l'avons vu, avait eu le temps, pendant la route, d'échanger avec lui quelques paroles furtives, mais suffisantes pour promettre à Dubosq son silence en échange d'argent que ce dernier devait lui faire passer.
En agissant ainsi, Durochat obéissait non seulement à un intérêt personnel comme il le prétendit dans sa confession dernière, mais il subissait encore l'ascendant incontestable que Dubosq avait pris sur chacun d'eux.
La vie agitée de celui-ci, ses nombreuses condamnations, ses évasions toujours, couronnées de sucofs, ses forfaits même et la crainte aussi qu'il inspirait, le grandissaient à leurs yeux.
L'inbtiuction, suivie non seulement contre Vidal, mais encore contre Dubosq et la fille Barrière, se trouvant clôturée et transmise devant le Jury d'accusation de l'arrondissement de Pontoise, lequel déclara, le 3o messidor an V, qu'il y avait lieu de renvoyer devant le Tribunal criminel de Seine-et Oise :
1" Le nommé A idal-Dufour, reconnu pour être le même que Lalleur ou le Grand Lyonnais ou Pierre Piaiat ;
•2" Le nommé Dubost ou Dubosq, s'étant fait appelei*
246 'l\\FFA1IIE du courrier de LYON
tantôt André, tantôt Jean Guillaume, tantôt Duval, tantôt Fores l ; ^
3° La nommée Barrière-Prince, se disant femme dudit Dubosq et s*étant, en outre, fait appeler tantôt femme Duval et tantôt femme Forest ;
4** Par contumace, Roussy, dit a Ferrari », évadé.
Les vœux que le citoyen Pile exprimait, en une lettre bien curieuse et qui mérite d'être rapportée, se trouvaient donc ainsi en partie exaucés.
Versa nies j 9 liiessidor an V.
Le eitoycMi Pile, officier de police de Versailles, au citoyen directeur du juri de rarrondisseiiient de Melun.
Ciloy<Mi,
On vien de m'aprendre que la citoyenne Le Vasseur était arrêtée à Melun; j'i^nor le motif, mais ci c'est pour peut de chose, je vous prie de lui rendre sa liberté, car elle me fait Bien faute pour,découvrir une bande de chauffeurs et d'assassin dont elle m\Mi a fait prendre deux, mais c'est un secret ipie j(* vous demande, car si son bon ami Jacob le savait, il pourrait lui i'ain^ faire un 1res mauvais parîie.
Je vous prie aussi de me marijuer à (pu)i en es! Taflaire^ des assassin du courrier de la nudle de Lyon, ce sont des j^rand fripon; je voudrais^bien qu'il vienne ce faire juger à Versailles.
J'ai été bien I rompe sur le compte de Jacob, car cebii (pii me la dénoncé et le même (pii a fait le vol de M. de Mory.
Salut el resp(M'l.
Pjle,
au poids à la farine à Versailles.
Mais à peine le dossier élail-il transmis el les accusés transférés à Pontoise, qu'un jugement du Tribunal criminel de \ersailles, en date du i5 thermidor an A.
•àc.
-i ci i \ ^ '■