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AFFAIRE DUBOSQ 273
pruat, dans le département de l'Allier. Mais vivre, c'était pour lui voler, et sottement il se fit prendre, le 25 floréal an V, pour un larcin ridicule, un an après le crime pour lequel il était recherché.
Reconnu dans sa prison pour être Dubosq, il fut expédié à Paris, où nous l'avons vu subir devant M. Daubanton son premier interrogatoire.
La fille Barrière vint bientôt l'y rejoindre. . Une perquisition fut alors pratiquée chez elle, le II messidor an V, bien qu'elle se fût énergiquement refusée à ftiire connaître sa demeure.
Au cours de cette descente de justice, ordonnée par M. Daubanton, on remarqua que sous le lit plusieurs carreaux avaient été soulevés, et au lieu de plâtre, on ne trouva qu'une grande quantité de cendres. Celles-ci, pensa-t-on, ne pouvaient provenir que de l'incinération du linge et des chemises ensanglantées qu'avaient portés les complices le jour du crime.
M. Daubanton ayant été aussitôt dessaisi par le Bureau central, Dubosq, puis un peu plus tard la fille Barrière furent conduits devant le directeur du Jury de Melun.
Nous avons vu Dubosq voyageant dans la même voiture que Durochat et profitant de cette promiscuité pour acheter son silence, tandis que Vidal, retrouvé à Melun, gardait à son égard la même discrétion.
Pressé de questions, Dubosq nia, bien entendu, toute participation à l'attaque du courrier de Lyon.
Il déclara qu'il connaissait à peine les individus dont on l'accusait d'être le complice; qu'il avait bien pu rencontrer Vidal dans les prisons du ci-devant collège de Plessis et de la Force, mais qu'il n'en avait gardé qu'un souvenir confus; qu'en tout cas, de sa vie il n'était allé achevai sur la route de Melun, mais seulement quelque-
fois en voiture, et, comme le juge insistait par trop, à son gré, il mit fin à l'interrogatoire par cette déclaration péremptoire :
(( D'ailleurs, citoyen, je n'ai point d'autres réponses à vous faire que celles que je vous ai précédemment faites. »
Aucun témoin de la route, du reste, ne le reconnaissait. Il est vrai que, depuis le crime, Dubosq avait pu physiquement changer et M. Daubanton,qui, bien que dessaisi dé l'affaire, la suivait avec la plus grande attention, le faisait remarquer au citoyen Ministre de la Justice, dès le 20 prairial an V.
Cependant le mandat d'amener décerné contre lui n'en fut pas moins transformé en mandat d'arrêt. Ce n'était point là, il est vrai, une formalité suffisante pour le retenir longtemps prisonnier.
Il trouvait, en effet, que la Justice était trop lente, et il s'en plaignait à qui voulait l'entendre, durant sa détention à Pontoise où il avait été transféré après l'annulation de l'instruction faite illégalement à Mclun :
Pour celte fois, écrivait-il au citoyen Delètre, Directeur du Jury de Pontoise, on Ta enlevé de force, le nommé Vidal, contre toutes les formes, sans lui avoir même signifié un décret de prise de corps qui, dans tous les cas, lui laissait encore vingt-quatre heures. Et pour une bagatelle peu importante en comparaison de l'alTaire que vous avez en main, et que vous n'avez pas le droit d'entraver. 11 faut donc que vous y fussiez grandement intéressé pour prêter votre ministère à des manœuvres aussi noires que perfides et que vous vous ressentiez bien peu du caractère impartial et intègre avec lequel un magistrat doit remplir ses fonctions. Si vous ne pouvez protéger un persécuté, encore moins devez-vous vous prêter aux vues des persécuteurs, à qui tous les moyens seraient bons, pourvu qu'ils puissent dévorer leur victime...
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Quittez votre campagae où, sans doute, vous ne vous occupez pas de procédure, et faites cas de mes pressantes sollicitations.
Et, pour mettre fin à cette situation qu'il estimait intolérable, il jugea préférable, dès qu'il fut transféré à Versailles avec Vidal, de tenter avec celui-ci une évasion, ainsi que nous l'avons vu.
Mais cette tentative avait été pour lui funeste, car dans sa précipitation il tomba, comme nous l'avons vu, si malencontreusement, qu'il se cassa la jambe.
Cachant soigneusement à l'officier de santé de la prison et à ses gardiens les progrès rapides que faisait la guérison de sa blessure, il se sentit bientôt assez robuste pour se jouer d'eux, alors qu'ils étaient encore convaincus de l'impossibilité où leur prisonnier se trouvait même de marcher.
A en croire le rapf)ort qui fut fait sur cette évasion de Dubosq et de sa maîtresse (car cette fois la fille Barrière l'avait suivi), la surprise du concierge fut extrême. (( Notre étonnement, constate le nouveau concierge Mariotte, était fondé sur ce que d'une part le citoyen Duclos, ofticierdesanléde la prison, avait affirmé trois jours avant de l'impossibilité où était Dubosq de pouvoir de longtemps se soutenir sur ses jambes*, et que
1. L'évasion de Dubosq rend piquant, en son style amphigourique, le dernier rapport dudit citoyen Duclos. On dirait vraiment du Thomas Diafoirus, et encore du mauvais :
« Liberté. 26 ventôse an VL
« Aux Membres composant Tadministration municipale de Versailles.
Citoyens,
« Depuis mes derniers détails sur la nature de l'a cident arrivé au nonnné DiiJ)Osq dans sa chutte et sur sa situation du moment, la nature a fait de grands Efforts en sa faveur, Et a satisfait à
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d'autre part, lors de la dernière visite à minuit et demu le plus grand ordre régnait dans toutes les chambres. » L'évasion avait eu lieu le 29 thermidor an VI, . vers trois heures du matin. Les détenus avaient arraché la plaque de la cheminée de leur chambre, et cette plaque une fois levée, ils avaient pratiqué un trou d'environ 18 pouces d'ouverture; puis prenant la corde qui était attachée au travers de la chambre au-dessus de la tête de Dubosq, pour lui permettre de se soulever de dessus son lit, ils l'attachèrent par un bout à une a membrane» de la cheminée, tandis que l'autre était nouée avec les quatre draps de leur lit dont l'extrémité pendait à l'extérieur dans un jardin voisin.
nos soins et à nos vues les parties molles et dures ; ces dernières surtout aflrontêes autant qu'il a été possible d'en unir les surfaces fracturées sont dans l'état de Bien et d'Espérance. L'Inflammation et la Douleur en son liannis et le Gonflement ny oflre rien Dallarmant. La Circulation qui avait parue presque interruptée dans un des pieds, 1)ar l'extrême froidure où il a resté quelques jours, les vessies ganjiçrenneuses qui si étoient élevées autour des Articulations et la Chaleur Intense qui si Manifeste tout à coup, mais qui fut ralentie i)ar de Copieuses saignés, faites Aussi subitement qu'elle parut, donnèrent quelles qu'inquiétudes fondées. Ces symtômes aujourd'huy sont disparus à un léger Engourdissement près les vessies ne laissent plus voir à leur place qu'un plancher charnu, vif et sain, tout accident j)rimitif n'existe plus et tranquillisé de ce côté, à moins qu'il n'en arrive de subséquent, que toutesfois nous nattendons ])as par le calme actuel dont Jouit le détenu, mais qu'on Surveille i)ar des pancements journels et méthodiques. Un Sômeil très-naturel et de duré, la rentrée de sa fennne aui)rès de luy soutiènent l'équilibre entre le moral et la phisique de cet Individu. En un mot tout présente les plus grandes Espérances et sa Guérison achèvera de nous Convaincre des Grandes Ressources de la nature.
« Salut et Resi^ect.
« Duclos, oflicier de santé. »
Si la clairvoyance et la pers])icacitéde cet officier de santé étaient aussi grandes que la précision et la clarté de son style et de se» idées, on s'exijlique que Dubosq ait pu facilement les déjouer.
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Pour éviter le bruit que les moellons auraient pu faire, ils les avaient soigneusement déposés entre deux matelas et sur leurs couvertures qu'ils avaient pris la précaution d'étendre sur le plancher.
Enfin, toute l'opération avait été faite si discrètement que les détenus des chambres contiguës et séparées seulement par une shuple cloison prétendirent n'avoir rien perçu de tout ce travail.
Deux heures après la découverte de cette évasion, un co-détenu, Antoine Durand, ancien agent de police, se fit fort, si on voulait le laisser aller ce soir même à Paris, accompagné de deux gendarmes déguisés, de découvrir Dubosq ainsi que la fille Barrière et de les ramener avec leurs eflets, correspondance et argent.
A l'en croire, cette dernière devait certainement s'être réfugiée rue Tiquetonne chez la nommée Françoise, blanchisseuse, dans la maison du bottier, au 3* étage. Il devait d',autant mieux réussir, disait-il, que les évadés ignoraient son arrestation, et que, lorsqu'il se présenterait chez hi Françoise, elle serait sans méfiance et ne manquerait pas de lui demander un passeport pour Dubosq et sa femme. 11 inspirerait toute confiance en remettant ce passeport et parviendrait facilement ainsi à découvrir non seulement l'endroit où ils se cachaient, mais encore toutes leurs menées.
(( Du reste, ajoutait-il, si je ne les retrouve pas par la Françoise, je connais un volontaire de la 20" demibrigade qui est propriétaire de voilures à Paris et qui a toute la confiance de Dubosq et de sa femme. Je ne sais pas son nom, il est vrai, mais il nie sera facile de le retrouver, car ce cocher a enlevé la feunne d'un autre cocher, qui de ce fait a divorcé. Or, de celui-ci je connais l'adresse, rue de la ïluchetle, chez l'époux, et par lui je saurai vite le nom et la demeure de l'autre. »
Quelque bizarre que fût cette offre, imprudente à accepter, elle fut agréée, tant était grand le désir de rattraper Dubosq.
Durand, accompagné de trois gendarmes, fut mis aussitôt à la disposition de M. Daubanton auquel on ne recourait plus que dans ces cas désespérés.
On agissait maintenant à son égard avec une désinvolture qui Taffectait, dont il se plaignait même au niinistre de la Justice, mais qui ne le détournait pas du but qu'il s'était volontairement proposé.
Peut-être cependant laiasait-il trop percer dans ses récriminations le dépit qu'il éprouvait : « Voilà où conduisent les actes arbitraires ! )) s'écriait-il dans une lettre au citoyen ministre du i3 prairial an V.
Grâce à Limodin, le directeur du Bureau central — c'était déjà à cette époque réternelle compétition entre le Parquet et la Sûreté — et à ses prétentions, Dubos ou Dubosq, le plus fameux des voleurs de TEurope, qui venait de prendre le parti de se faire assassin, allait être rendu à la société sans moi. Averti à tems, je suis allé à Melun, j'ai prévenu ce malheur qui eut été à mes yeux, comme j'espère qu'un jour il le sera pour vous, une double injustice. Le roman, mis en avant par Dubos ou Dubosq, n'a fait fortune auprès du citoyen Cartault que parce qu'il n'avait pas toutes les pièces de l'affaire et ne connaissait pas toutes celles qui lui étaient nécessaires. 11 a cru pouvoir instruire d'après le peu qui lui a été envoyé de Versailles. Je ne doute point que vous ne rendiez justice à qui elle est due. Je n'en dis pas davantage pour le moment !
Le 20 prairial suivant, il compléta sa pensée en une nouvelle lettre au citoyen ministre. 11 en avait trop gros sur le cœur :
J'ai donc porté au citoyen Gartaull, Directeur du Jury
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d'accusation, des noltes qui, je l'espère, feront prendre une autre forme à ralTaire Dubos ou Dubosq. Les pièces qu'on lui a envoyées ne forment peut-être pas. le seizième de celles qui lui étaient nécessaires. Je connaissais en effet toutes les circonstances de l'affaire; j'en aurais profité. Il fallait me laisser Dubosq, puisque j'étais parvenu à le faire arrêter.
Et M. Daubanlon raconte longuement dans quelles circonstances le Bureau central lui a dérobé Dubosq: on profite de ce qu'il est à Sainte-Pélagie à faire préparer le secret pour Dubosq pour enjoindre aux deux inspecteurs à la garde desquels il l'a laissé dans son cabinet de l'amener au dépôt du Bureau central, en vertu d*un mandat d'arrêt du Directeur du Jury de Melun.
Quand, le lendemain, M. Daubanton réclame Dubosq, le Bureau central lui oppose un refus catégorique.
On emmène Dubos et Durochal, s'écrie-t-il, on écarte d'eux tout individu que j'avais chargé de mes pouvoirs ; il y a ordre même de ne pas me laisser approcher de leur voiture En vérité, quand on aurait été payé pour le sauver, on n'aurait pas mieux fait, et l'événement Ta prouvé. Il Tétait sans moi.
Je vous fais juge, citoyen Ministre, de l'illégalité de celte conduite. Si le Bureau central a le droit d'empêcher l'exécution des mandats d'arrêt des juges de Paix, il faut lui donner la police judiciaire; on n'a plus besoin de nous. Tout ceci ne regardait pas le Bureau central, dont le pouvoir est distinct et séparé des miens. Mes réponses valent bien tous teurs sophismes et leurs motifs que je ne conçois que sous le point de vue de jalousie déplacée !
M, Daubanton n'était plus, en effet, personna grala. Sans l'avouer, on lui gardait quelque rancune d'être, par l'arrestation de Lesurques, l'auteur de l'agitation qui se faisait autour de toute cette affaire; on interpré-
tait contre lui le zèle qu'il avait déployé tout d'abord, pour ensuite en montrer un plus grand encore à renverser ce qu'il avait lui-même édifié. La condamnation de Lesurqucs, TafFaire Lesurques étaient son œuvre, pensait-on, et cependant, aujourd'hui, tout ses efforts ne tendaient qu'à l'effacer.
Des esprits malveillants allaient môme jusqu'à insinuer discrètertient que son zèle tout nouveau n'était point complètement désintéressé.
11 fut même accusé de malversation, ou tout au moins de concussion, dont il fut obligé de se justifier par cette lettre au ministre de la Justice du ^5 floréal anV :
Citoyen Ministre,
11 est vrai que j'ai reçu de la citoyenne Prinolle, femme de Duclos, acluelloiuont en état d'arrestation à Pélagie, non pas une somme de 50 pièces d'or de 24 livres, mais 3 doubles de 48 livres chacune, un quadruple d'espague, 360 écus en argent, 4 montres et 2 chaînes, collier en or, évalues par elle-même à 1 200 livres.
L'exposé des faits qui suit vous donne tous les éclaircissements que vous me demandez à cet égard, quant aux intentions de cette femme et à mes motifs.
Et il explique qu'un certain Duclos, arrêté en même temps que Vidal, lui déclara que, si l'on voulait lui accorder sa mise en liberté provisoire, sa femme apporterait le lendemain 5o louis ; qu'il en avait avisé aussitôt les deux officiers de paix de service et qu'il avait alors reçu de la femme Duclos une première consignation en présence du citoyen Bréon, du Bureau central. Du consentement de ce dernier, il avait gardé l'argent « pour frayer aux obser>'ations de Dubosq, aux renseignements à prendre sur Véron ou La Porle et Vidal
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de rafTaircdii courrier de Lyon », tandis qu'il envoyait les bijoux saisis au Bureau central.
(( Mes motifs, ajoute-t-il en terminant, étaient de retirer des mains des voleurs le plus que je pouvais pour indemniser les parties volées. J'ai réussi, voilà ma récompense. Salut et fraternité. »
Quoi qu'il en soit, M. Daubanton, malgré toutes les recherches réelles ou simulées de Durand, ne parvint à retrouver ni Dubosq ni la fille Barrière ; mais, par contre, Durand profita de la mission, qui si étrangement lui avait été confiée, pour tromper la surveillance des trois gendarmes attachés à ses pas soiis leur déguisement et s'échapper à son tour. L'occasion vraiment était pour lui trop belle!
M. Duclos, l'olïicicr de santé de la prison de Versailles, dont la perspicacité avait plutôt été prise au piège, ne fut point cependant sans recevoir des nouvelles de son ancien patient.
Le 16 fructidor an Yl, cette aimable missive, pleine de douce ironie et de touchante reconnaissance, lui était
adressée :
Au citoyen Duclos.
Citoyen,
La Surprise et TEttonnement qu'a occasionné Ma fuite, aura sans doute donné lieu à mille fausses conjectures dont, je me soucie i'ort peu. J'ai seulement à cœur de vous donner quelques Eeraiscisseuienlssur la cure importante, résultat de vos lumières et de vos talents extraordinaires et de vous persuader s'il est possible que malgré tous Les Crimes ([ue l'on m'impute, je n'ai point le Cœur flétri, (|ue je sens mieux que personne le prix d'un tel bienfait et {|ue lorsque mes affaires me le permettront, j'espère vous en témoigner une Entière reconnaissance.
Dorénavant soyez convaincu qu'il n'y a que pusillanimité,
nonchalance dans les personnes qui se plaindroient de la roideur des jarrets, plus de cinq à six jours, les miens sont revenus dans leur état naturel dans moins de tems en restant opiniâtrement sur les Côtés ployés le jenou de dessus en avant de celui de dessous et en réitérant les mouvements. Je ne me suis jamais servi de Béquille et n'ai jamais été embarassé de jetter les jambes sans rien tenir. Ce ne sont que les premiers jours seulement que je me suis appuyé des mains pour prendre mon applond, et c'est au Bout de trois mois et quelques jours que j'ai commencé ma manœuvre à cet époque, j'aurois dansé comme auparavant si malheureusement les nerfs des pieds n'avoient pas été foulés et l'articulation embarassé ; mais elle étoit attaqué et je n'ai pas encore pu la faire revenir comme celle des jarets. Cependant après un peu plus de deux mois d'exercice clandestine dans ma chambre, je me suis vu en état de marcher assez bien pour parcourir la ville sans aide de Bâton. Je me rétablirai sans doute en Entier avec de la tranquililé et do l'aisance En Bénissant à jamais le Ciel de m'avoir fait tomber en vos Mains et en Consacrant mon premier devoir à La Reconnaissance. L'artiste inestimable qui sait conserver les membres les plus précieux à l'existence nous rends selon moi un service infiniment plus Grand que nos pères qui en nous donnant le jour ne suivent que l'instinct et la routine commune à tous les animaux.
Je vous prie de me Croire avec la plus Sincère Gratitude et l'estime la plus distingué.
DUBOSQ,
De Paris, le 16 fructidor, L'an 6.
Le procès Vidal se jugea donc seul, et pendant deux ans il fut impossible de découvrir les évadés.
M. Daubanton commençait à désespérer, quand en fructidor an VIII, la Préfecture de Police reçut une dénonciation anonyme, l'avisant queDubosq et sa femme habitaient tranquillement et bourgeoisement à Paris,
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