‹ L'affaire du courrier de Lyon: les procès Lesurques, Durochat. Vidal, Dubosq et Béroldy. D'apresChapitre 65 sur 80 · AFFAIRE DI:B0SQ · texte numérisé non relu

AFFAIRE DI:B0SQ

l'importance du vol, des portiers ou des voisins de Couriol ou de Vidal, appelés à reconnaître Taccusé et à établir son identité.

Ce fut le fils Excoffon, maintenant âgé de vingtquatre ans, et employé aux Postes, lequel, de tous lés auteurs du crime n'ayant vu que Laborde, ne put faire qu'une déclaration insignifiante.

Ce fut André-Joseph Lesurques, quarante et un ans, tailleur d'habits, 4, rue Sauveur, à Paris, cousingermain de Lesurques, condamné.

Mais le citoyen Le Bon qui, le matin, s'était. fait remplacer par son secrétaire Luré, requit que le témoin, vu l'état de parenté avec celui qui fut le co-accusé de Dubosq, ne fût pas entendu.

Le Commissaire du Gouvernement observa que la loi sur laquelle se fondait le défenseur des accusés du témoin était celle du i5 ventôse an IV, mais que celle-ci n'était pas applicable à Lesurques, attendu qu'il n'avait pas été compris dans le même acte d'accusation que les accusés présents ; qu'en outre, le témoin produit n'était pas allié à feu Lesurques au degré prohibé ; que dans ces conditions, son audition devait être admise.

Le Tribunal fît droit à ces conclusions, et André- Joseph Lesurques fut entendu.

Sa déposition, d'ailleurs, fut insignifiante. Le témoin connaissait très peu son cousin, et il ne put fournir sur son compte aucun renseignement. Il déclara bien qu'il croyait se souvenir que son cousin avait couché chez lui dans la nuit du 8 au 9 floréal, mais sans qu'il pût l'affirmer absolument.

Puis ce fut le tour du citoyen Legrand (Adrien- Joseph), quarante ans, se disant encore orfèvre au Palais-Egalité S à Paris.

Page 1