‹ L'affaire du courrier de Lyon: les procès Lesurques, Durochat. Vidal, Dubosq et Béroldy. D'apresChapitre 71 sur 80 · Màituirc de Duljosq ;i S(»ii défenseur · texte numérisé non relu

Màituirc de Duljosq ;i S(»ii défenseur

AFFAIRE Dl'BOSQ 325

DuBOSQ. — Je VOUS répondrai, si vous me le permettez, que, mon intention clant de passer en Angleterre, je comptais m'introduire dans leurs magasins à poudre, leurs arsenaux, leurs chantiers, etc., etc., pour y faire sauter et incendier ce que j'aurais pu, en revanche de ce qu'ils nous ont fait à Toulon et dans tant d'autres occasions et qu'ils réitèrent aussi souvent qu'ils le' peuvent.

Le Président. — Voilà qui est fort bien, Diibosq. Cette abnégation de vous-même, ce sacrifice à votre patrie sont des sentiments auxquels vous ne nous aviez point habitués. L'invention en est heureuse; malheureusement elle est bien tardive et bien peu vraisemblable. Mais revenons aux clés.

DuBOSQ. — Je suis la victime d'une maudite cabale qui, depuis la mort de Lesurques, conspire contre moi.

Le Président. — Si vous voulez. Mais personne ne le croit, pas même vous. Revenons plutôt aux clés.

DuBOSQ. — Mon intention, disais-je, étant de passer en Angleterre, j'avais imaginé, à cet effet, ces sortes de clés qui se démontent et qui abrègent tant le volume. D'ailleurs, on ne peut pas dire que je suis un si grand voleur, puisque je suis sans le sou.

Le Président. — Gomme tous les voleurs, l'argent ne reste pas dans vos mains ; mais qui a pu donner à Durochat et à Vidal tout l'argent qu'ils avaient en prison?

DuBOSQ. — C'est encore une histoire imaginée. Je me suis emporté hier, mais heureusement je suis plus calme et je veux discuter.

Le Président. — Voilà une louable résolution.

DuBOSQ ^ — Avant la prétendue confession de Duro-

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