C'est en gios
' D- — Quelle espèce de commerce fiiUes-voiisi' -
R. — Je fais commerce de bijouterie, de mercerie et de vins, lorsque je trouve à en acheter.
D. — \x commerce que vous fuites csl-i( ponr vous ou comme agent de la République?
R. — Je le fflis pour moi et en mon nom.
D. — Par quelle commodité étes-vous parti de Paris. est-ce avec une voiture uu en bidet?
R. — Je suis parti en voiture conduite par des chevaux de po!)te.
D. — Quel est le genre de voiture avec laquelle vous Mes parti de Paris, et vous appartient elle?
R. — C'est une limonière à quatre roues, peine en jaune, noir et rouge.
D, — Vous venez de déclarer que vous faisiez le commerce en gros. La loi du â thermidor dernier vous a astreint à pi-ehdre des patentes j>our faire le commerce. Ea étes-vous porteur?
R. — La voici.
B. — Mais cette palenle, délivrée au bui-eau de l'enregistrement établi à Paris, section de << la Halle au bled »; n'est que pour faire le commerce de mercerie ea détail en chambrei'
R- — C'est tout ce que j'ai.
D. — Mais dans ce porlefeaillc de maroquin rou^c, qui était dans votre chambre, se trouvaient i 1 70 46n livres en assignats etpi-omesses de mandats. Comment possédez-vous une pareille somme? •
R. — Citoyen, c'est toute ma fortune.
56 1. AFFAIRK DU COUItHilCB DE LYON
T). — Foil bien; vous vous expliquerez devant le juge de paix. Vous n'avez rien dans votre voiture?
H. — Oli ! des vêtements et quelques objets.
D. —Allons voir, mais auparavant signez ce procèsverbal.
ft. =^ Je ne sais pas signer. '
D. — Bien ! »
On «c rendit alors dans la cour, sous le hangar où la voiture' était reinisée. C'était en effet une limonière à quatre roues, vernie, jaune à la partie inférieure et noire à celle supérieure, derrière laquelle était attachée une «vache» '. Maison n'y trouva aucun objetconipromeU tant. Par contre, le coffre delà voiture, à l'intérieur, renfermait une cafetière, dix tasses, une cuiller à soupe, une à ragoût et dix à bouche, six timbales, deux grands gobelets à pied, tous en argent neuf; plus une paire de pistolets demi-arçon, environ une livre de poudre à tirer, un sabre avec son fourreau^t son ceinturon. Le tout fut saisi comme suspect et avec les valeurs et les assignats, chargé sur la voilure qui avait amené l'inspecteur.
Quant aux autres objets, et notamment la ganie-robe des inculpés ', ils furent laissés à la garde de Gobier
■2 paires de pochen
..,Cooglc
L ABBESTATION I)K tOURIOL ET DE LA Fn.I.G BREBAN 5T
avec injonction à ce dernier de n'y point toucher. Puis, ayant fait monter Couriol et la filie Breban auprès de lui. dans ta voiture qui avait amené ceux-ci, le citoyen Heudon donna l'ordre du départ. Comme il y avait encore une place, Guénot demanda à profiter de l'oc-
gUMdeioileâecolOBlwdéor.
! — piqûre fond joane.
. - èiaSa des ind«a, à nies
bl0Dd«.
g - demouiHl
Bmeuchoinioile.
(Ces sii âeroiera neufs.) «collet plncli«r«yée«mou-
3 coUerctMa ditoi .
9 cbemises bli
1 perrnqna.
I tirre de poudre.
1 cocardo raban bleu ei
13 pairoï do bas sois difi ! pBredobaafilrBjibleoa
FBfOD de S rob
— de ï cob
Ruban décile..
I pure de mules, dites ■ du Palais 1 chapeau k ganse d'or.
{Ea pluviAae an Vl, ud louia t SBiiaDt 8 SOO livras.) ReUvi (Tune note de couturier pour monsieitr Etienne ■
Faton d'une roJingolo, .
Boutons do Mdingoie... :
Fifonda 6 gilaia
Boutons de 6 gilet'
Cordon de gileu
A reporter —
Hf» Report
400 Façon de 9 culottes
3 «00 Boutons de 3 .ulottei
800 Raccommodage d'nn habit.
^ Total -
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38 I- AFFAIBK DU COLBRIBR DE LYON
casion pour revenir à J'ai-is pat' la iiièiiiG voitnic, ce qui lui fut accordé.
Couriol ne s'était point déparli de son imperturbable sérénité; il s'excusa auprès de Gobler de tous les ennuis qu'il lui ciusait bien involontairement, en lui disant adieu :
H INe vous inquiôtez pas, mon bon ami. je i-eviendrai chcrclicrma voilui-cct mes bagages dans dcu\ ou trois jours, car je n'aurai point de peine à prouver mon innocence ))
Mais le ])(istillon avait dî^ù fouetté ses chevaux, et, escortée de •i^enil armes à clie\al, la voiture de |>olice filait vers Paris sons les regards étonnés des habitants qui commenlaienl cette arrestation insolite.
Le soir même, à dix heures, lleudon se présentait au Bureau central avec ses deu\ prisonniers, qui étaient aussitôt écroués A la cbambre d'arrêt dudit Bureau, tandis que l'inspecteur rendait compte de sa mission et remettait tout l'argent et toutes les valeurs, sauf quinze pièces d'or de vingt-quatre livres chacune, prélevées pour les dépenses du voyage.
Pendant tout letrajet, Courîol, comme désintéressé de ce qui se passait autour de lui, n'avait point prononcé trois paroles.
Le ai lloréal. le commissaire du Bureau «'utral, en vertu de l'article a3 du Cixle des Délits et des t'einee, dénonçait au citoyen Daubanton, juge de paix de la section du Pont-Neuf, et renvoyait devant lui : Etienne Couriol, la fille Urcban, Antoine liruer. Pierre Richaitl et sa femme, comme prévenus de l'assassinat du courrier de Lyon.
Le juge Daubanton, commis par cet acic, était donc
LABRESTATION DE COUBIOI. ET DE LA FILLE BBEBAN" 5!»
désormais chargé de l'instruction de l'affaire qu'avait commencée le juge de paix Beau, de Metun. Celait là une irrégularité de procédure qui devait retarder la solution du procès, puisque, pour éviter la cassation, l'inslruction dut être refaite plus tard en entier par le juge de paix Beau.
Ainsi, dix jours après le crime, malgré l'anarchie et le désordre du moment, la police avait réussi k arrêter un coupable et son complice; les deux femmes devant être remises en liberté et Bruer acquitté par le Tribunal criminel.
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:tion devant le juge Daubanton.
ïstatlon de.Lesurques et de Guénot.
iculpés se trouvaient donc incarcérés. Le pren du juge de paix Daubanton fut de recheres valeurs trouvées sur Couriol étaient bien n'emportait à l'armée d'Italie le courrier
effet, il manda le citoyen Mayeux. garçon de a Trésorerie nationale, demeurant rue Neuve- B, 68a, section de l'Indivisibilité, et son colusset. C'étaient les deux employés qui avaient ^s de l'expédition des assignats remis à l'Adtion des Postes.
e Daubanton ne tondait que peu d'espoir sur n d'instruction, tellement il paraissait diffiouvoir. api-ès plusieurs semaines, reconnaître Tiats délivrés tel jour par la Trésorerie, dant. contre toute attente, Roussct put affu'il reconnaissait dix assignats de dix mille lacun, série aii6o, n" 356, 357, 358. SSg, 36o, .aient la marque 10. B. looooo et X en desrie a46o, n- 3o6, 307, 3o8, Sog, 3io, marqués
D,^,-„...,Cooglc
INSTRUCTION DEVA^T LE iVCK DAUBANTON 61
« Ces derniers, dit RoiissrI, sont, sans aucun doute, ceuii que nous a\ons conHi's à l'Administration des Postes. La marque X et le parapha sont de l'écriture deMayeux. n
Cette affirmation fut confirmée par Majcu\, lequel recoDHut lui aussi que ces assignats faisaient tiien parlie de l'envoi fait par la Trésorerie, et que cette marque et ce paraphe étaient de lui ; qu'il n'y avait que lui pour en faire de semblables.
Le juge Daubanton ne pouvait plus avoir de doutes : Couriol était bien un des assassins, ou, tout au moins, *in complice du crime.
D'ailleurs, un incident imprévu devait précipiter la marche de l'instruction.
Le citoyen Guénot, qui s'était trouvé chez Gohler, à Château-Thierry, lors de l'arrestation de Couriol, était venu à Paris, pour rechercher ses papiers qui avaient été saisis l'a va ni- veille.
A cet effet, te 33 floréal au matin, il se rendait au Bureau central, lorsqu'il rencontra, sur le Pont-Neuf, son ami Joseph Lesurques. Ils avaient été élevés ensemble à Douai et s'étaient retrouvés plusieurs fois depuis, pendant les séjours de Guénot à Paris.
« Tiens! te voilà donc déjà revenu de Ciiâteau- Thierry? questionna Lesurques.
— 11 le faut bien, mon cher ami. 11 m'est arrivé une alTairc bien désagréable. Pendant que j'étais chez Guhier, à Château-Thierry, un particulier a été arrêté chez lui, comme inculpé de l'assassinat du courrier de Lyon.
— Ah! oui, répliqua Lesurques, ce crime abominable dontlout le monde parle. Je suis heureux qu'on tienne enfin un des assassins ; car. vraiment, les brigands deviennent trop nombreux ! Mais cela ne me dit
D,^,-„cu.,Googlc
«2 L AFFAIRE DU COL'RBIBR HE LVON
pas comment tu te trouves sur le Pont-Neuf aujourd'hui ji
— On a saisi tout ce qui se trouvait chez Gohicr, même mes papiers, et je vais de ce pas les chercher au Bureau central. On me les rendra, j'espère, sans diilicultés. Hais, viens avec moi ; tu pourras au hesoin ccrtiher mon identité.
— Je n'aime guère fréquenter ces gens-là !
— Viens, tu nie rendras service, »
Sur ce, Lesun]Ues suivit Guénot au Bureau central.
Le gendarme, de faction à l'enlrée, leur indiqua le cabinet du juge Dauhanton. Dans une vaste antichanihre, un nombreux public attendait sous l'œil des huissiers de bureau.
« Le juge Daubanton? s'il vous plaît, citoyen.
— 11 faut attendre. Le juge est fort occupé ce maliu. Je doute même qu'il vous reçoive.
— Nous allons toujours altendi-e un peu. u
Et ils allèrent tous deux l)avarder dans un coin de la pièce.
Depuis leur arrivée, ils étaient, sans s'en douter, l'objet de l'attention persistante de deu.v femmes, d'allures campagnardes, qui, comme eux, attendaient.
Après les avoir longuement et profondément dévisagés, l'une d'elles dit à l'aulre :
<i Je t'afQrmc que ce sont cuk 1 j'en suis sûre 1
— Il faut prévenir le juge u, ajouta l'autre.
Et, comme l'huissier passait près d'elle, elle le lira par sa redingolc et lui dit. à voix basse, qu'elles avaient une grave et très urgente déclaration à faire au juge.
(r C'est bon, c'est bon, grommela celui-ci, nous allons voir. »
Et il entra dans le cabinet du juge Daubanton.
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INSTBL'CTIOK DKVANT l.K JICK DAVBASTOX 63
l'eu df temps après, une des deux femmes clail in- Iroduttc.
« AL! lant mieux, fit Guénot, ce sera bienlAt mon lour! »
La femme qui venail d'entrer déclara. 1res émue, au juge Daubanlon qu'elle s'api>clait femme Siiulon et qu'elle était servante à Montgeron. chez la citoyenne Châtelain ; que. ie 8 floréal, vers les deux heures cl demie, elle avait vu entrer quatre particulterH qui avaient demandé du café ; que, comme il n'y en avait [toint de fait, ils avaient attendu qu'il fât prêt et avaient joué au billard dans la pièce k côté ; qu'après avoir pris leur café, ils s'en étaient allés à cheval du cùlé de Lieursaint,
« Du reste, ajouta-t-elle, je viens de reconnaître, dans la pièce qui précède celle-ci. un jeune homme blond, ayant une redingote bleue avec un gilet blanc, pâle de figure, pour être celui qui a offert de payer la dépense en assignats, laquelle a été ensuite payée en numéraire par un autre plus grand. J'ai aussi reconnu là un autre particulier qui porte un gilet jaune et qui était de la même compagnie.
— Dans quelle pièce, diles-vous. sont ces parliculiers? questionna le juge vivement intrigué.
— Mats dans celte où nous attendions, citoyen. D'autre part, dans la pièce que je viens de traverser. j'ai vu aussi un homme qui était, à Montgeron, dans la même société. Je me rappelle même qu'il avait une redingote brune et que c'est lui qui a payé en argent, a
Le juge prit sur la table un sabre à poignée et à garde de cuivre à la houzarde. avec un fourreau de cuir noir, garni tout du long de cuivre.
* Connaissez-vous ceci?
— Oui, citoyen, c'est le sabre de l'homme dont
D,^,-„cu.,Googlc
64 1. AFFAIftK DU COURBIEB DE LYON
je viens de vous parler en dernier. De plus, je me souviens que, pendant que ces particuliers étaient .dans le billard à jouer, je les ai entendus parler de Lyon, mais la cilojcnne Châtelain est entrée et ils, se sont tus.
— Vous maintenez votre déclaration, citoyenne?
— Oui.
— Bien. Signez I »
On introduisit ensuite la femme GrosSetête. Celle-ci était en service chez le citoyen Evrard, aubergiste également à Montgeron, à l'enseigne de « I3 Chasse ». Le 8 iloréal, un particulier h cheval était descendu vers midi ou une heure à l'auberge, et avait demandé de la soupe et une demi-bouteille de vin. Elle avait servi la demi-bouteille et, pendant qu'on préparait la soupe, ceiur-ci était sorli sur le pas de la porte. 11 rentra bientôt et ordonna un dîner pour quatre. Un quart d'heure après environ, trois particuliers arrivÈrenl k cheval et tous quatre dîncrcnt. Ils demandèrent des pommes et, comme il n'y en avait point, ils dirent qu'à défaut de dessert, ils prendraient du café. Et sur ce ils se dirigèrent vers la maison de la citoyenne Châtelain que le garçon leur indiqua.
H J'ai reconnu dan& la i)ièce précédente, ajoutât-elle, deux des particuliers dont je vous parle. L'un est blond, pâle de ligure, l'autre est plus grand, c'est pour lui que j'ai été chercher deux pipes et du tabac. Je me souviens qu'un des particuliers . demanda à la citoyenne Evrard si le citoyen son mari était là, et que, s'il était Là, il le reconnaîtrait sûrement, car il lui avait vendu, il y a quelque temps, un fort joli cheval.
— Vous êles certaine de ce que vous avancez ? demanda le juge.
— Certaine.
û.,Googli:
INSTRLXTION DEVAXT LE JlJfiE DAL'DAXTOÎi 65
— Bien. Signez et retirez-vous, ji
Coiiriol, qui «tait gardé dans une salle voisine, fui alors introduit et Ton fit rentrer la femme Sauton. Elle affirma que c'était bien là un des particuliers qu'elle avait vus le « 37 avril » dernier.
B Quelle est cette façon de s'exprimer en République, citoyenne? lui fit remai-quer le juge.
— Faites excuse, je voulais dire 8 floréal ; ce particulier est celui qui paya la dépense en argent et voilà son sabre, là. sur la table. »
La citoyenne Grossctéte, introduite ensuite, fit une déposition identique.
Le juge, les ayant ensuite congédiées, fit ramener Couriol dans la salle où il était auparavant et ordonna de faire entrer le Citoyen Guénot.
C'était un homme de 5 pieds 4 pouces ', au visage ovale, fortement marqué de petite vérole, aux cheveux déjà gris, tandis que les sourcils et la barbe étaient restés châtains; les yeux étaient bleus, le nez serré, le menton rond, le front haut, la bouche moyenne avec les lèvres épaisses.
« Je viens chercher, citoyen, dit Guénot dès qu'il fut entré, les pièces qui m'appartiennent et qui ont été saisies lors de la descente...
— Il s'agit bien de celai interrompit sévèrement le juge ; je vous garde à la disposition de la Justice ! Quels sont vos noms, pajs de naissance, âge, profession et demeure?
— Je me nomme Charles Guénot, natif de Douai, département du Nord, âgé de trente-deux ans, préposé aux transports militaires h Cambrai, demeurant à Douai, rue de Cambrai, et à Paris, rue de la Bùcherie, 37.
„-,;cû.,Cooylc
66 L AFFAIRE ÙV COLRRiKR DE I.VON
— Pourquoi et depuis quand êlcs-vous à Paris i*
— Je suis venu à Paris pour faire la recherche de trois caisses d'argenlerie que j'ai confiées à un nommé Horin. voiturier de Meaux, pour les remettre h l'agence monétaire et qu'il n'a pas remises. J'y suis depuis deux mois.
— Où avei-vous logé tout ce temps ?
— Chez le sieur Richard, bijoutier, rue de la Bûcherie, 37. Je suis allé deux fois, pendant cet intervalle, à Château -Thierry, chez le citoyen Gohier, mon coUèjçiie, pn''posé aux transports militaires.
— Le citoyen Richard ne fait-il pas un autre commerce que celui de la hijouterie f
— Je ne lui en ai pas vu faire. Je lui ai vu acheter des soieries, par exemple !
— Ne va-t-il pas en foire î
— Je ne sais s'il va en foire, mais Je sais qu'il voyage quelquefois et qu'il est même venu parfois chez nous, à Douai.
. — N"a-t-il pas fait un voyage dans les premiers jours de ce mois-ci ?
— Non, je ne sais pas cela, parce que je ne suis revenu (jue le ç) de ce mois-ci , au soir; je revenais de Château -Thierry.
— Quel jour êtes-vous parti de Château -Thierry ?
— Je suis parti le 8 de Château-Thierry, J'ai couché ce jour-là à Meau.v et suis arrivé le 9 à Paris.
— Quel jour ôtes-vous parti de Paris pour Château- Thierry ?
— Je suis parti le 38 ou plutôt le 27, je s.iis arrivé à Château-Thierry le 39, j'y suis resté huit joui-s pendant lesquels j'ai été à Epernay.
— Connaissez-vous Couriôl?
— A cette époque je ne le connaissais pas.
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INSTRUCTION DEVANT IJ: JUdK DAl'DANTON 67
— A présent vous le connaissez donc ?
— Je Vai vu pour la première fois le loau soir chez lecito>en Richard.
— N'est-ce pas à Château-Thierry que Coiiriol a été arrêlé ?
— Oui, chez le clloyen Gohier.
— Il connait donc le citoyen Gohier >
— Il le connaît comme moi pour s'èlre Irouvé avec lui chez le citoyen Richard.
— Y a-t-il longtemps que vous connaissez le citoyen Cohier de Château-Thierry?
— Je le connais par correspondance. Je ne lavais jamais vu avant d'aller à Château-Thierry.
— N'êtes-vous pas allé dans le pays avec Richard ou Couriol?
— Non, citoyen.
— Éliez-vous à cheval lors de vohe dernier voyage i Château-Thierry?
— Non, je suis parti en voilure avec le citoyen Gohier avec lequel j'étais venu de Châleau-Thierry. Lorsque j'ai connu Couriol, en déjeunant le ii de ce mois à Paris avec lui, chez Richard, Gohier, qui est un homme très honnête, l'engagea à passer à Château- Tliierry, en allant à Troyes, pour le voir. Le citoyen Gohier était venu chez Richard pour le voi r, lui répondant'.
— N'avez-vous point été en campagne vers le 7 ou le 8 de ce mois avec le citoyen Couriol ?
— Non, je n'ai été que jusqu'à la Villetle prendre des informations le 16, relativement à mon vol.
— N'avez-vous pas été le 8 à Montgeron avec Couriol, ou hien n'y êtes-vous pas allé pour l'y attendre ?