‹ L'affaire du courrier de Lyon: les procès Lesurques, Durochat. Vidal, DubosqChapitre 44 sur 66 · Loi du 3 brumaire an VI et décret du 24 germinal an VIII · texte numérisé non relu

Loi du 3 brumaire an VI et décret du 24 germinal an VIII

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cornes nyani, par des ganses de velours noir. les bords raballits sur la Tornie, laquelle était serrée par un rubun de velours également noir, avec un gland de soie de même couleur.

Sous un costume identique, le Commissaire du Gouvernement fermait la marche. Ce magisti-at, de liaule stature cl de constilution allilctique, n'était autre que Brillat-Suvarin, l'épicurien bienveillant, aimable et paradoxal, qui devait, cette année même, êlre nommé au Tribunal de Cassation, avant que d'écrire ce petit clief-d'œuvre d'humour, d'esprit, de philosophie et d'art culinaire : la Physiologie da goàt.

A peine installé, le Président déclara l'audience reprise.

Un grand brouhaha se fit dans la salle et chacun s'installa.

Depuis la Révolution, le Tribunal criminel de Versailles se tenait à la Geôle, vastes bâtiments situés entre la rue Neuve, d'une part, et à l'angle des rues Ducis el de la Pourvoierîe, d'autre part, près la rue du Plessis, cl comprenant alors les prisons criminelles où la populace s'était livrée à des massacres sanglants les 9 et lo septembre 179a, le Palais de la Cour de Justice et le Greffe.

La salle où se déroulait l'affaire Dubosq était l'ancienne salle des audiences dij bailliage, aménagée en l'an l[ par l'ingénieur Le Massou ' et que l'archilecte Saint-CjT venait d'agrandir encore en prévision du piocès actuel.

La salle était un peu sombre, el, comme il faisait ce jour-là un lemps épouvantable, une temi>ête do vent el de pluie qui cinglait contre les vitres, celle-ci, bien

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