La p)iotogra[iliîe inèt n pa. ard J dlu
soire, car lorsque ce nioje d o<- n uce u agu cinq années, à Paris, 50 000 arcs g q aai d»
été réunies, ut il éiuil de «q
arec SUCCÈS, dans celte inii u. a d u d
vidu donné.
a. Par contFe, l'effet produit par la métlnido Ifcrlillon sur les malfaiteurs fut tel qu'eux-meuies auJDuril'liui, quanil ils ont déjà été une jirenii^rc fuis condamnés, renoncent ^l'néraleineiic am cliangementa d'identit?, les ajani désormais reconnus inu-
3M I. APKAIRE Df COURRIER DE LYON
Mais nous avons vu que bous la Ilcvolulion et sous le Dirix-toirc, le recnilement de ceux-ci était Ici, que leur silence ('tait facilement acheté et qu'il était loisible, avec un peu d'arfjent, de les avoir à sa discrétion.
Cependant, après des recherches sérieuses, on apprit qu'un nommé Juseph Rossy, dit « l'Ilalicn », se disant bijoutier. A^'é de vingt-six ans, et soupçonné de complicilé de vol, avait séjourné en brumaire an 11 dans la prison de Bicfîti-C pour étic transféré ensuite, le la pluvii'ise de lu même année, à la prison de Lazare.
Sur celte indication, M. Vincent de Paule Barbier, juge au Tribunal criminel de Seine-et-Oise, et chargé de rinl'orniatîou contre Rousbv, manda les gardiens de Hicèlre qui, en l'an II, avaient pu connaître ce dernier.
1,' expérience fut concluante et leur reconnaissance formelle. Ils ajoutèrent même qu'aucun doute ne saurait subsister s'ils voyaient la main droite de celui-ci sur laquelle devail exister une large tache de vin^
Cette révclalion n'eut pas l'heur d'agréer à Houssy, et ce fui d'assez mauvaise grâce qu'il dut ôter son gant droit.
En elîot, une lâche de vin large et très rouge apparut sur la main, près du poignet.
Devant celle constatation accablante, Béroldy, manifestement gêné, se contenta de déclarer qu'il n'était point tenu de répondre à de semblables déclarations, car ce fait n'était point celui dont il était accusé.
Chéion, le ci-devant garçon de Bernard, acluellement gardien de la maison de force des hommes, rue des Râlais, à t'aris, fut alors introduit.
Sans hésitation, il reconnut Roussy comme ayant fait parlie des quatre individus qui, à la porte du café, avaient enfourché les chevaux prèles par Bernard.
« L'individu ici présent, ajouta-t-il, qui, avant ce
D,^,-„...,Coo^k'
AFFAIRE ROL'SSY, DIT " BÉBGLDY » 3o7
voyage, couchait chez Bernard, y demeura quelque temps âpr6s. Quand, avec une femme qui passait pour son épouse et qui demeurait aussi cliez Bernard, il nous quitta en cliaise de posle qu'il avait fait venir, il me donna un assignat de miile livres de pourboire; mais Bernard trouva que ce n'était pas assez et m'en fit donner un autre de même valeur. Quand cet homme fut parti, Bernard me dit en traversant la cour et après avoir aidé au portier à pousser la grand'porle : « Je V suis bien content que ce grand coquin soit en aller H de chez mot. Si l'on vous demande s'il y a couché, " vous n'avez qu'à dire que vous n'en avez pas con- « naissance et que personne ne couchait chez moi. »
Rousay répondit qu'il ne savait point ce que cet homme voulait dire, et que, quant à lui, il ne le connaissait pas.
On le mit en présence de la fdie Breban que la Justice avait toujours sous la main, et h ses affirmations, toujours les mêmes, Roussy opposa les dénégations les plus formelles.
Cependant la repense de sa sœur, à sa lettre da 38 décembre r8o3, n'arrivait toujours pas.
'11 sollicita donc un nouveau sursis avant que de passer en jugement.
" Les papiers que j'attends, disait-il, prouveront que je m'appelle Béroldy et non Roussy, Rouchy ni Ferrari ; ce sont en outre des certificats qui établiront que - le a8 ou 29 avril 171)6 j'étais à Gênes.
D. — Avez-vous, au moins à cette époque, comparu dans cette ville devant quelque magistrat, quelque notaire ou tout autre membre d'une autorité publique? En un mot, votre présence. à Gênes fut-elle alors juridiquement constatée?
R. — Non, sire.
DyGoogle
3j8 LAFFAIRK du courrier de LYON
D. — Quelles personnes pourraient donc attester voli-e présence à Gênes vers la fin du mois d'avril 1796?