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nelle, mais cette proposîlion est ari-ôli-c net par une décision du chef de division qui oidonne de classer.
Toutefois, quelque rude que soit le coup que la famille Lesurques épi-ouvAt de cet ('chec, elle reçut une satisfaction qui, pour n'êtic point morale, n'en était pas moins réelle, et à laquelle elle ne put être insensible.
Le a juillet i8a.3, le Trésor lui restituait, sur les biens qui ^avaient été confisqués, une somme de 3a/|8i5 flancs'.
IV. Pendant deux ans, les protestations de la famille I-esurques cessèrent.
Mais, le 6 juin iSaj, M"* Lesurques et ses enfants esliitièrenl opportun de présenter une re<[uête à la nouvelle royauté.
Charles X la laissa sans réponse.
Alors, le aa mars i8afi, on la réitéra auprès du gardé des Sceaux.
■Même insuccès.
Même insuccès aussi pour la demande adressée au Procureur général, pour avoir communication du rapport Drouet d'Arqués.
Le gouvernement de Charles X n'avait point été favorable à la cause de Lesurques, aussi est-ce avec plus d'espérance que la famille accueillit l'avènement de Louis-Philippe.
Le pouvoir absolu avait désormais déserté la royauté pour appartenir, aux Chambres,
Aussi, dès décembre i83o, M"' veuve Lesurques 3ongea-t-elle à s'adresser à la Chambre des Pairs pour
i. Cette somme, bien qu'elle ne fût qu'une tielle, était supérieure k celle provenant de li eoillisqués, par suite des intérêts accumniés.
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obtenir une loi qui logilimerait la revision du procès et la resUtution du reliquat des biens confisqués.
La Chambre se contenta de transmettre cette pétition au ministre de la Justice par décision du ai février ■ 83i. Mais, comme la solution tardait trop à son gré, M" Lesurques se rappela à l'attention du ministre les 33 mars et 3o novembre i83i.
N'obtenant encore aucune réponse, elle implora la reine Marie-Amélie (août iSSa).
Cependant toutes ces requêtes eussent été vaines, si un fait impi-cvu n'eût ramené l'attention sur celle famille dont la ténacité et la persévérance n'avaient d'égalesquel'infortune, mais qui, quels que fussent les intérêts en jeu, était dignes de pitié et forçait l'admiration.
Un hasard, qui dénotait en tout cas, à l'époque où cette lettre avait été expédiée, une négligence inconcevable, fit défMïuvrir, le ao septembre i83a, dans un dossier des archives du ministère de l'inlérieur, une lettre, intéressante certes, écrite en brumaire an V, adressée au citoyen Siméon, et qui, inconteâtablemenl, eilt dû se trouver dans les. archives de tout autre ministère que de celui de l'Intérieur.
Il a été beaucoup parlé de cette lettre, et la famille Lesurques a clamé son indignation quand elle a appris que cette missive, qu'elle considérait comme capiUle, s'était trouvée détournée de sa destination.
Cependant, il faut bien le dire, les révélations qu'elle contenait n'eussent point changé le sort réservé à ce malheureux, car lorsqu'elle fut écrite, depuis sept jours déjà la tcte de Lesurques était tombée sur l'échafauil- Le seul regret {^u'on puisse avoir, c'est qu'elle n'ait point été connue lors du procès Dubosq. Elle eOt certes jeté un certain jour sur la personnalité de celui-ci.
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