juin 1763. — Amis et Ennemis, 1, p
'2. « La dernière lettre que vous lui avez écrite, selon moi, vous couvre d'honneur, par la modération que vous y faites paraître, et parce qu'on y voit clairement que vous n'avez été averti de rien de ce qui se passe. Je voulais qu'il en montrât ou dit deux passages ; il ne Ta pas voulu. » (Moultou à Rousseau, Id., Ihid.)
3. (:orresp..é(\.Uachelle, CCCGLVIlï, GCCGLXIX et CGGCLXXIll.
de l'Etat ». Il déclare expressément à Moultoii, dans lin esprit de pacification qu'on ne saurait méconnaître, qu'il ne se laissera jamais réintégrer dans sa bourgeoisie et ne rentrera jamais à Genève. Il le déclare de même à De Luc, en l'engageant à renoncer à toutes nouvelles Représentations, parce qu' « il vaut mieux fermer les yeux dans une occasion où le manteau de l'hypocrisie couvre les attentats contre la liberté, que de fournir aux usurpateurs le moyen de commencer, au nom de Dieu, Fouvrage de leur tyrannie ». Il le répète à son cousin. Le ton change d'une lettre à Tautre, le ton seulement : c'est bien l'apaisement que Rousseau leur prêche à tous trois, dans Tidée sans doute que son affaire est leur préoccupation principale, et sans voir que pour De Luc et ses amis elle n'est qu'un prétexte, — le casiis helli qu'ils attendaient depuis vingt-cinq ans.
C'est à ce moment que parurent les Lettres sur te Christianisme de M. J.-J. Rousseau, de Jacob Vernes ^ . Si l'on en croit Moultou, un autre pasteur, (^laparède-, Vernet et Charles Bonnet y auraient mis la main^. Il serait imprudent d'attacher trop de foi à ce racontar : le pasteur de Céligny peut garder seul la responsabilité de son ouvrage, pour lequel, certes, il n'était nul besoin de se mettre à