Amis et Ennemis., I, p
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trois. Malgré sa laiMesse, co petit livre, n^in servit pas moins à répandre Tidée que Rousseau alla- (juait la religion, — puisqu'un ancien ami, qui na marchandait par les éloj^es à son génie, se levait pour la défendre contre lui : avec mille précautions, d'ailleurs, et en établissant dés le d('l)ut un subtil dhtinguo entre « M. Rousseau, considéré comme un simple individu », et « Fauteur de FEnnle ' ». Sans peser d'un grand poids dans le débat, il contribua pour sa petite part à entretenir les polémiques ouvertes. Et bientôt, le 8 août, une deuxième Représentation- fut remise au Conseil. — lUus développée que la première, elle en reprend les arguments, qu'elle coordonne avec plus de force en les rattachant à ce principe démocratique, que chaque citoyen « étant gardien et conservateur de la loi, il a le droit et il est obligé de réclamer contre tout ce qui est contraire à la loi ». La critique devient plus incisive, plus hardie. Par delà la forme légale dont elle se contentait précédemment de signaler la violation, elle s'en prend à des méthodes de gouvernement qu'on n'avait point, jusque-là contestées. Tandis que, par exemple, personne encore, pas môme Rousseau, ne se hasardait à revendiquer la liberté de la presse, on en voit pointer comme la première idée dans un passage qui ne manque ni d'élévation ni d'une certaine éloquence '^. Au lieu d'un exposé sec et succinct,
\. p. ") etc.