‹ L'affaire J.J. RousseauChapitre 120 sur 200 · Représenfations et Ecrits, p · texte numérisé non relu

Représenfations et Ecrits, p

tés » dans la constilution de l'Etat; c'est avec une âpre ironie qu'ils renvoient le reproche à l'autre parti; c'est en se posant en champions des lois qu'ils apportent de nouveaux arguments à l'appui de leurs théories, ou répètent en insistant ceux qu'ils ont déjà produits; c'est sur un ton presque insolent qu'ils terminent en déclarant que, « quelle que soit la résolution ultérieure du Magnifique Conseil, les citoyens et bourgeois estiment qu'ils ne seront point obligés de répondre, parce qu'elle ne pourra jamais infirmer leurs Représentations et Déclarations, fondées sur les lois, comme elles le sont incontestablement».

Le Conseil réplique le 11 octobre', par une nouvelle fin de non recevoir, minutieusement détaillée et assez forte, oii l'on reconnaît quelques-uns des arguments développés dans les Lettres écrites de la campag ne . 11 maintient surtout son droit de ne pas soumetti'e au Conseil général la matière des Représentations, parce que, autrement, la tranquillité de FEtat se trouverait à la merci « de quelques particuliers faciles à s'alarmer ». 11 relève dans le nouveau document « un Ion incompatible avec le respect que des citoyens, en quelque nombre qu'ils puissent être, doivent au Gouvernement ». 11 déplore la défiance dont il est l'objet, et ne désespère pas de ramener les opposants et de les réunir « dans les vrais principes de notre Constitution ».

Qu'attendre d'un tel dialogue? Les arguments des deux parties sont de même valeur : les citoyens

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