‹ L'affaire J.J. RousseauChapitre 127 sur 200 · N" 763 de la Bibliographie Rivoire · texte numérisé non relu

N" 763 de la Bibliographie Rivoire

o. « ... Le titre du livre de liousseaii est un trait sublime parce qu il s'adresse à tous les peuples de la terre, qu'il crie aux uns de recouvrer la liberté et aux autres de la conserver; parce qu'il dit aux hommes les plus grandes choses et les plus importantes à dire ; parce qu'il peint mieux que rien autre la grande àme de Rousseau, la plus fière et la moins vainc de toutes les nmos... ^> 'P. 24.)

\. N" 701 (le nibliographie Hivoire.

attribuéo à un autre avocat, membre des Deux- Cents, Jacques Mercier, eut le môme sort, le même jour. Cependant, si cetauteurprotestaitcontreTusage de la génuflexion, il défendait la cause des ministres de la campagne, et soutenait que leur contester le droit de siéger au Consistoire, c'était leur contester leur qualité même de ministres. Lui aussi, d'ailleurs, le prenait sur un ton presque comminatoire; lui aussi soutenait que « celui qui ne souffre pas qu'une loi soit violée en sa personne fait l'acte d'un excellent citoyen ^ » ; et quand on parlait ainsi, chacun entendait bien qu'il s'agissait de Rousseau beaucoup plus que de Covelle. Rilliet répliqua, dans une deuxième Lettre à M. Covelle^ le fi/s-, où il maintint sa thèse hostile aux ministres de la campagne. Puis vinrent, en deux parties, des Observations sur qifeiqiies écrits publiés à roccasion de l'affaire du Sr. Cot^^/Ze"^, qu'on attribua soit au professeur Gédéon Turrettini, soit même à Jean-Robert Tronciiin. Celui-ci doit être mis hors de cause : la langue pâteuse et la dialectique embarrassée de ces deux opuscules, qui défendent les deux causes, désormais inséparables, des ministres de la campagne et de la génuflexion, ne rappellent en rien sa manière.

D'autres brochures suivirent, de plus en plus volumineuses, irritées, menaçantes : pendant des mois et des mois, l'atTaire Covelle se développe ainsi, parallèlement à raflaire Rousseau. Peu à peu,

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