‹ L'affaire J.J. RousseauChapitre 13 sur 200 · Mss. de Neuchâtel. 19 février · texte numérisé non relu

Mss. de Neuchâtel. 19 février

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(•(l'iiis pciiis-jc ici TiHat? Si lu jioiivais onlcndrc l(;s béiiédiclioiis (|iii te cliorchent, dft tous les lioux où tu es eonnii, l(;s V(ï'ux qui s'adiesscnt au ciel en ta faveur! Adieu, la tendresse devient [larfois des|»ectu(îuse. Adieu, mon cher Maître, mon Père, aime-moi comme je te res|)ecte ef je l'aime ^ î »

Voilii qui peint l'élal (r('S[)rit dos plus fanatiques parmi les admirateurs de Jean-Jacques. Moultou et Roustan figurent au premier ran^ de la cohorte : ils resteront fidèles contre vents et marée, [.a plupart de leurs collègues, après avoir partagé ce sentiment avec plus de modération, en revinrent après la Nouvelle Hêloïse : puisque même, en janvier 1761, le Consistoire demanda des mesures contre cet inquiétant roman, qui bouleversait Genève comme le reste du monde. Ce fut d'ailleurs sans beaucoup d'ardeur. La plupart de ses membres regrettèrent peu que cette démarche restât sans résultat-. Ils pardonnaient encore à leur illustre compatriote ses fantaisies romanesques et ses peintures excitantes de l'amour en faveur de sa haine pour l'ennemi commun, Voltaire, de son éloquente campagne contre le théâtre, de son respect pour le christianisme, du goût qu'il alïectait pour la sévérité des mœurs : en faveur donc des traits protestanfs qui subsistaient parmi les hardiesses de son œuvre comme à travers les désordres de sa vie, et surtout, si j'ose emplover

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