‹ L'affaire J.J. RousseauChapitre 132 sur 200 · Lettre de Oe Luc, du 12 septembre 1764. Mss. de XeuchàteL · texte numérisé non relu

Lettre de Oe Luc, du 12 septembre 1764. Mss. de XeuchàteL

caprice, lont comme s'ils étaient simplement en partie de plaisir. De Luc se hasarde à glisser de temps en temps un : « Vous êtes mal informé », qui n'est pas relevé, et se résigne, en désespoir de cause, à jouir simplement delà compagnie du grand homme', qu'on ne voit pas tous les jours. Voullaire déplore qu'on ne se soit pas « mieux concertés », de manière à tirer quelque profit de la rencontre'^. Et ils se séparent sans être plus avancés : Rousseau, qui se possède admirablement, ne leur a rien dit de ses intentions, n'a rien voulu savoir de leurs projets ; il entend jouer seul sa partie, et ne se laisse pas entraîner à la moindre confidence. Les Représentants, qui en sont pour leurs frais de route, reprennent donc en soupirant le chemin de Genève. Rousseau rentre à Motiers. Leurs communications se réduisent au minimum, jusqu'au moment oii, tout à coup, dans le calmeapparent qu'interrompent à peine des libelles intermittents sur la génuflexion et les ministres de la campagne, éclate le terrible pamphlet qui va déchaîner la tempête....

De tous les livres de Rousseau, /es Lettres de la montagne sont celui dont le sujet est le plus étroitement circonscrit ; l'auteur en convient :

« La constitution d'une petite république, dit-il dans son Avertissement, le sort d'un petit particulier, l'exposé de

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