‹ L'affaire J.J. RousseauChapitre 137 sur 200 · Ici., DLXXXV · texte numérisé non relu

Ici., DLXXXV

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son goiivoriicnionl, ni sa religion. D'où poiil v(Tjir nn tel chanj^omeiit de Iront, sinon du besoin de chercher un appui? Mallraité par le gouvernement républicain (le Genève, il médite de se réconcilier avec la monarchie, et évite prudemment de lui lancer de nouveaux traits; conduit par les nécessités de sa polémiquer traiter durement les calvinistes, il fait remarquer aux catholiques qu'il dépose les armes et cesse les hostilités. C'est de bonne tactique : on ne peut pas montrer les dents à tout le monde à la fois ! — Le 22 novembre, Rousseau annonce à De Luc la publication des Lettres, en des termes assez singuliers : il ne paraît guère tourmenté que de quelques fautes d'impression qui y ont subsisté'. Bientôt pourtant, d'autres inquiétudes, plus graves, s'emparent de son esprit. On dirait alors qu'il cherche à prévenir l'opinion, qu'il redoute les ellels de son ouvrage. Le 9 décembre, il l'envoie en même temps à deux hommes dont le jugement, pense-t-il, aura du poids, Abauzit et Montpéroux ; et il l'accompagne de billets qui trahissent une sorte d'angoisse-; le 23, il l'adresse au pasteur de Motiers, M. de Montmollin, avec lequel il est dans les meil-

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