‹ L'affaire J.J. RousseauChapitre 151 sur 200 · P. 5 et G · texte numérisé non relu

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2. Voir la lettre de Tronchin à Vernet, du IS mai 1763, dans Maugras, Voltaire el J.-J. Rousseau, p 2'73, et colle du même à Venies, du 20 mai 1763. Id., p. 289, 290.

3. « ... On révoque en doute ses enfants mis à l'hôpital. ^> De J.-J. Roîisseau considéfe comme Van des premie)'s auteurs de la Révolution. Paris, 2 vol. in-8°, 1791, 11, p. 262. — C.ï. lîôclanl. Scfnislicn Mercier, in-S", Paris, l!)03. p. SI.

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voulu (.'xpliqucr celte prétendue auto-calonuiie j)ur les dc^viations d'un orgueil inaladilou d'une; inui^inalion détraquée; M"" l\ Macdonald a cru ri^coiinaitre dans cet événement cinq fois répété les traces d'une sombre nincliination ourdie par (Irimm, la mère Levasseur et Tlu^rèse, et comme ses patientes recherches dans les Archives des Enfants-Trouvés sont restées infructueuses, elle a conclu que les enfants n'ont jamais existé et que Rousseau fut victime, dans cette affaire, d'une odieuse comédie*^. Ces suppositions, inspirées le plus souvent à des admirateurs éblouis par le désir de tirer l'auteur à' Emile de la terrible contradiction de ses actes et de ses écrits, et de « réhabiliter » sa mémoire, — ces suppositions avaient déjà contre elles leur complication, leur invraisemblance, et beaucoup de petits faits presque décisifs : parmi lesquels l'affirmation de Tronchin, mieux l'enseigaé sur l'état physique de Rousseau, qu'on ne peut l'être par un diagnostic posthume. Elles viennent d'être renversées par une découverte faite récemment dans les Archives des Enfants-Trouvés : celle d'un acte notarié, passé deux ans après la mort de Jean-Jacques, par lequel Thérèse Levasseur cède à un sieur Benoist, contrôleur des Eaux et Forets, ses droits de propriéb' sur les manuscrits musicaux de Rousseau, à charge

1. Voir entre autres : Rousneau et sun étal patltulogique, [)ar le 1)'" J. Roussel, dans J.-J. Rousseau Juge' par les Frfnirais d'aujourd'Iiui, de J. Grand-Carteret, Paris, in-12, 1890.

2. Frédérika Macdonald, Stud/'es on the France of Voltaire and Rousseau, Londres, in-8", 1893, p. 109-162; et la Revue des P'' octobre 1898, 15 août 1899, l.'i mars 1900: voir aussi Eup. Ritter. Revue dliisl. litl. de la France. 1900, p. ol4.

pour lui de publier, sous le titre de Consolations des 7nisères de 771a vie, indiqué par Fauteur, les airs inédits qu'il pourrait retrouver et réunir, et d'abandonner les prolits éventuels de Tentreprise à THospice des Enfants-Trouvés; et celle des comptes de l'entreprise'. — Un fait pareil, surtout quand on pense à la situation et au caractère de Thérèse, vaudrait une preuve, — si Ton croyait qu'il fût nécessaire d'en chercher encore après les aveux des C 071 fessions et de la Con^espondance .

Le libelle parvint tout de suite à Rousseau. Je ne connais aucun document qui nous lixe sur le vrai sentiment dans lequel il le lut, — lui qui connaissait la part de la vérité dans ces horribles accusations : « Ma première idée, à la lecture de ce libelle, dit-il dans les Confessions -, fut de mettre à son vrai prix tout ce qu'on appelle renommée et réputation parmi les hommes, en voyant traiter de coureur de bordels un homme qui n'y fut de sa vie, et dont le plus grand défaut fut toujours d'être timide et honteux comme une vierge, et en me voyant passer pour être pourri de vérole, moi qui non seulement n'eus jamais de mes jours la moindre atteinte d'aucun mal de cette espèce, mais que des gens de l'art ont même cru conformé de manière à n'en pouvoir contracter. » — Nous sentons bien qu'en

1. Communication de M. G. Breidsprecher ; — Cf. Lucien Lambeau, l'Hôpital des Enfants trouvés du fauhouvfi Saint-Antoine, communication présentée à la commission du Vieux Paris, annexe au procès-verbal de la séance du 10 décembre i903, p. .MO-aiG. in-4°, 1904; — et H. V>\\'(!(Gno'\\\ Jean-Jacques Rousseau et Thérèse Levasseur, dans la Hemuine lilléraire (de Genève^', du 7 octobre 190o.

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