‹ L'affaire J.J. RousseauChapitre 158 sur 200 · ibld · texte numérisé non relu

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W. 1(1. A N'orstiilles, le 13 j.iiivier 1"Ï(m, vul. Il), loi. ISl.

tioii en des mains plus heureuses* ». Ainsi, les membres du Petit Conseil menaçaient leurs administrés de se mettre en grève: moyen naïf, honnête, enfantin, renouvelé de la légendaire retraite des patriciens, qui montrait, en même temps qu'une bonne volonté presque attendrissante, une complète ignorance des dispositions des représentants : car ceux-ci, en feignant de combattre pour des « principes», marchaient en réalité à Tassant du pouvoir, et ne demandaient qu'à le recueillir. — Cette étrange proposition ne fut pas acceptée avec un enthousiasme unanime : parmi les conseillers qui la combattirent, nous trouvons sans étonnement les noms de deux hommes clairvoyants qui s'étaient opposés à l'arrêt contre Rousseau, Jallabert et Mussard -. De même qu'ils avaient reconnu, en temps utile, la faute que commettaient leurs collègues en frappant Jean-Jacques, ils voyaient nettement que leur retraite n'en corrigerait pas les effets. Soutenus par les conseillers Turretin, Galatin, LuUin, de Chateauvieux, Grenus, le lieutenant-colonel Galiffe-^, ils alléguaient que la démission du Petit Conseil entraînerait celle des Deux-Cents; qu'on ne trouverait personne pour recueillir le lourd héritage des démissionnaires ; que c'en serait fait de la Constitution ; qu'il faudrait recourir de nouveau à la médiation des ])Liissances étrangèies*. Les autres comptaient, pour fournir le remède, sur l'excès

1. Memorie recondile^ fol. ."i. — C'est ce documenl sui'toiil que nous suivons pour le récit de cet épisode.

2. G. -A. iJe Luc à Rousseau. S lévrier ITG.'i. — Mss. <le Xenchàtel.

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