Memorie recondi/e, loi. o
LK SlîiNTIMKNT DKS ClTUYEiNS 2'J.i
iiKhiic (lu iiiiil que pi'oduirail iiiie telle révolution: argument invoqué maintes fois au cours (J(; l'histoire par les partis voués à la ([('faite, et dontles événements ne manquent jamaisdc démentir le stupid(î optimisme. Ils soutenaient « qu'il n'y avoit aucune apparence que le peu|)le, ou du moins la partie la plus saine et la plus nombreuse du peuple, serefusàt à venir fain^àMM. les Syndics la déclaration requise ; et quesi le contraire arri voit, c'étoit une preuve sans réplique que, par conséquent, la gangrène étoit générale, et que, les magistratsactuellement siégeansne pouvoient plus servir leur patrie avec utilité ^ » Le croira-t-on? Après trois semaines de discussion, ces arguments puérils convainquirent le Petit-Conseil, dont les Deux-Cents s'empressèrent de sanctionner la résolution.
De tels débats ne pouvaient se prolonger sans que des échos en parvinssent au public. Ils étaient suivis avec un grave intérêt: tandis que les chefs des lleprésentantsse préparaientà les exploiter avec leur habileté coutumière, les citoyens sentaient que l'heure était solennelle, et que cette crise pouvait avoir, pour la république, des conséquences incalculables'.