‹ L'affaire J.J. RousseauChapitre 18 sur 200 · Copie de lettre. — Mss. de la Bibliothèque de Genève · texte numérisé non relu

Copie de lettre. — Mss. de la Bibliothèque de Genève

ROUSSEAU ET LES GÉiNEVOIS 25

cunccplioii i^énénile loiiUîs ses idées puiliculièi'fîs, qui s'enchaînent avec une logique inatlaquablc;. Dans son cerveau où loni est classe comme les livres d'une bibliothèque en bel ordre, il n'y a [)as |)lace pour la moindre contradiction. 11 admire iMontesquieu ', ne goûte qu'à moitié VEncyclopr- <Ue, reproche à Voltaire le pessimisme du poème Sur le Désaslre de Lisbonne ^^ en attendant de le traiter de « pestilentiel auteur-^». Un tel homme, avisé d'ailleurs, intelligent, capable, ne pouvait guère se tromper sur les tendances de Rousseau, ni partager l'engouement de ses compatriotes, auquel pourtant il n'échappa pas tout à fait^. Défait, nous le voyons publier dans le Mercure de France d'octobre 1755, sous le pseudonyme de Philopolis, un article court, perspicace et solide sur le Discours de C Inégalité'^. Il admire le talent qui vient de se révéler au monde, mais sans entraînement, en regrettant que ce nouvel auteur « ait adopté des idées » qu'il juge (f si opposées au vrai, et si peu propres a l'aire des heureux ». Il plaisante a l'homme sauvage », — celui-là môme dont Voltaire s'amusait si foi't — et relève à sa charge une assez forte contradiction:

1. « Quand je laurois lu vingt lois, je le relirois encore.» (!"■ avril 1754.) Copie de lettres. Bibliothèque de Genève.

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