‹ L'affaire J.J. RousseauChapitre 180 sur 200 · Sans dalc. Arcli. du château de >[c)nna · texte numérisé non relu

Sans dalc. Arcli. du château de >[c)nna

ritables tirans, qui ne vous laissent pas la liberté de parler. » N'est-ce pas là, en effet, comme un premier symptôme de la terreur qui deviendra bientôt l'arme redoutable des minorités actives et violentes, et dont on pourrait suivre les etrets bien au delà de l'époque qui lui doit son étiquette, à travers l'histoire de nos sociétés démocratiques qu'elle égare et qu'elle opprime? Cette terreur, les partis extrêmes ne peuvent l'exploiter que lorsque les circonstances les favorisent : Je mot naïf du citoyen flottant et timide montre que les temps étaient mûrs pour elle. Les chefs des Représentants, sentant le vent dans leurs voiles, redoublaient d'audace. Leurs adversaires, jusqu'alors si sûrs du triomphe final, commençaient à se relâcher de leur aveugle optimisme : « ... Nous jouissons de ce calme qui a suivi la Réponse du Conseil, écrit Bonnet au major de Ghateauvieux'. Je ne le regarde que comme une bonace. Les élections prochaines décideront. Les Représentants travaillent sourdement à entretenir le mécontentement et à répondre aux Lettres populaires. S'ils publient cette réponse à l'approche des élections, elle sera le signal d'une nouvelle commotion. Heureusement nos pies sontafermis parce que la tête est afermie. Si le cœur s'afl'ermissoit proportionnellement, nous serions les sénateurs du Capitole. » On sait pourtant si Bonnet avait la foi robuste, s'il était enclin à s'exagérer le péril' !

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