‹ L'affaire J.J. RousseauChapitre 193 sur 200 · Mars 1106. n"^ 903 et 904 de la Bibliogr. Rivoire · texte numérisé non relu

Mars 1106. n"^ 903 et 904 de la Bibliogr. Rivoire

2. Voir L. Sordet, Histoire d&s Résidents de France à Genève, in-s», Genève, 1854, p. 90-101.

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desprit modéré, qu'un long se'jour avait familiarisé avec les lois et les mœurs genevoises, qui connaissait bien les partis et les chefs de parti de la petite république. Le subdélégué de l'intendant de Bourgogne, Fabry, qui remplit l'intérim, accentua déjà la politique d'intervention, puisqu'à deux reprises, le 1*" et le 7 décembre, il communiqua au Conseil les lettres oii son ministre insistait avec force sur le maintien de l'acte de médiation. Peu de jours après, le 16, arriva le nouveau résident, P. -M. Hennin'. Ce jeune diplomate, fort cultivé, ardent et remuant, avait fait sa carrière dans les pays du nord. Il venait de Pologne, où il avait rempli les fonctions de secrétaire d'ambassade, puis de résident. C'était un ami de Voltaire, qu'il avait rencontré six ans auparavant à Soleure, chez l'ambassadeur de France, le marquis de Chavigny : il ne pouvait manquer d'écouter les « oracles » — comme on disait alors à Genève — de l'inquiétant voisin, qui, dès le 29 septembre, s'était empressé do le féliciter de sa nomination, et auquel il avait promis que son « premier soin » serait « de Técouter^)). Il ne connaissait ni les atTaires de Genève, qu'il croyait faciles, ni les hommes, dont l'accueil offlcieux le trompa. Il le prit avec eux d'un peu haut : (( Messieurs de Genève m'accablent de prévenances, écrit-il à Voltaire, en vrai vice-roi, le lendemain de son arrivée. J'espère qu'ils ne tarde-

1. Né en 1728. — Voir la Notice publiée par son fils en tète de la Coi'respondance inédite de Voltaire avec P. -M. Hennin. Paris, in-16, 1825.

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