‹ L'affaire J.J. RousseauChapitre 194 sur 200 · octobre 1765. — Correspondance, p · texte numérisé non relu

octobre 1765. — Correspondance, p

POLÉMIQUKS DE r.ENf'-Vr:. TROUBLES DE MOTIERS :Uf>

roiit pas II s'apercevoir ([ue le ton simple et amical est celui qui me touche le plus'. » Hiontot il formera (le vastes desseins, qui ne tendront k riru moins qn'à u idenlifier » à la France le petit peuple dont il méconnaît ainsi la robuste vitalité''.

Dans de telles dispositions, la mc'diation devait lui sembler l'aboutissement naturel et souhaitable du conflit. 11 le déclara nettement, dans le discours qu'il prononça au Magnifique Conseil, le 28 décembre \ Il le dit même avec hauteur, d'un ton tranchant, presque comminatoire, qui aurait fait ré- (lécliir — s'ils eussent encore été capables de réflexion — ces bourgeois et ces patriciens, ces Représentants et ces Négatifs que leurs passions entraînaient à la ruine :

<( Un roi dont le cœur a constamment chéri lapaix daigne, comme vous venez de l'entendre, me choisir pour vous porter des paroles de paix. Vos divisions n'ont point échappé à sa vigilance : il en a suivi le commencement et les progrès, et c'est pour en hâter la fin que j'ai reçu de Sa Majesté l'ordre de me rendre au plus tôt auprès de vous. J'ose me flatter, M(agnifiques) S(eigneurs), que je ne suis pas destiné à être l'inutile témoin de vos discussions. A qui pourriez-vous recourir avec plus de confiance, si ce n'est à une puissance qui, depuis plusieurs siècles, a... accumulé des traités, pour assurer votre liberté et votre sage constitution? »

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