Le Salon de M""' Necker
jolie ("(Miille (lo p.'ipior fin à bordiiro blouc. Là, c'csl le iuliir |);isleur J.-A. Mjirliii', (|ui prélude à sa manière ;m Lnr de Lamartine :
... Ilegardiuil IrisU'iiifiil celle onde (iigilive,
Hélas! disais-je en sou|)iiant,, Cetto vai;ue (|iii fuil, est l'image bien vive
Du bonheur d'un aniant^.
Ce sont beaucoup d'autres galants, sermonneurs on mélancoliques. Elle ne s'ofïusquait pas de ces compliments: elle avait donné son cu'uràun jeune Anglais, Gibbon, qui devait l'oublier aussitôt après avoir quitté Lausanne. Ses meilleurs amis n'ignoraient point son sentiment. Moultou, qui en était le confident, conçut même la singulière idée de s'adresser à Rousseau, pour cbapitrer et ramener l'infidèle ' : ce qui paraît étal)lir que, dans leur cercle, Rousseau passait pour un dieu qui dispose à son gré du cœur des bommes. M"'' Curchod partageait sans aucun doute l'admiration de ses amis ; mais elle y mettait plus de mesure, et il ne semble pas qu'elle l'ait proclamée avec la même ardeur exclusive, ni môme qu'il y ait eu entre elle et Jean-.lacqucs une vive sympathie''.
1. Voir sur le pasteur Martin-Gouro-as, E. Uiltcr, Bulletin de la Société cr/tisfoirp du protestantisme français, 1000, p. :2."J4 et suiv.