‹ L'affaire J.J. RousseauChapitre 32 sur 200 · Je le trouve ilans le Hccueii Adert · texte numérisé non relu

Je le trouve ilans le Hccueii Adert

tl(\ s'iiirorinor do ca) déUvAd sujoL II dut procéder avec- la mélliodo et la régularité ([ii'il apport.) it h toutes ses actious. Il se rendit îi Grande-Canal, oi'i demeurait le ménage, interrogea les deux complices, et, rentré chez lui, coucha sur le pa[)ier les réponses qu'il avait reçues. Celle de Jean-Jacques est brève, un peu embarrassée : il invoque sa santé qui le mettrait hors d'état de justifier le soupçon dont il est l'objet; et il évite de parler du passé. Quant à Thérèse, elle raconte longuement une histoire extraordinaire, compliquée et romanesque : frappée un jour d'un coup de pied en approchant de deux hommes qui se battaient dans la rue, elle s'évanouit. Rousseau venait alors d'être malade, et demeurait chez la mère Le Vasseur, par qui M""" Dupin l'avait fait soigner. Emu de pitié, il cède sa chambre à la blessée, s'occupe d'elle, lui amène des médecins célèbres, la sauve : alors, par reconnaissance, elle se consacre tout entière à le soigner! — De Luc était résolu à faciliter la réintégration de Rousseau : il avala bravement ce conte à dormir debout. Et le Consistoire dut l'avaler après lui.

11 entra dès lors en correspondance suivie avec Jean-Jacques -.

Leurs lettres ne prennent de l'intérêt qu'au moment où commencent les troubles de Genève. Les premières attestent seulement l'admiration du vieil horloger pour son jeune compatriote, en qui peut-être son instinct d'agitateur pressent un allié précieux. Ainsi, le sachant gêné, il lui envoie

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