LV. « CONTRAT SOCIAF. » ET <( I^^MILR » l
qnonco niissi (Mitr;iîrianl,r, ilniilc siirpril, les cdmliMUporjiiiis, les l'imil, les Iroiihl;!, les liivil, I(îs irrita ot souleva la, IcmpAlc.
On coni|)roii(l sans [xMno pour quoJlos raisons, clans l'ordi'o polilicjnc. ce livre devait attirer les foudres d'un Gouvei'nenient de nionarcliie absolue : Rousseau s'y exprime sur les rois avec une liberté de langage que leurs ministres responsables pouvaient dinicilement tolérer, — soit qu'il décrive le (( spectacle indécent, odienx, risible » (jue présente <( nn corps de magistrats, le cbef à. la tête, en liabit de cérémonie, prosternés devant un enfant au maillot, qu'ils baranguent en termes pompeux, et qui crie et bave pour toute réponse' » ; soit qu'il i)ose avec une inquiétante sim[)Iicité des questions (jui frisent la lèse-majesté : (^ Pourquoi les rois sont-ils sans pitié pour leurs sujets'^? » soit encore qu'avec une clairvoyance à quoi les événements devaient bientôt répondre, il propbétise les bouleversements que préparaient ses ouvrages •'•.
articles XC-V, XCVIII, CI, CVIII et GIX des Fumlamenlnl Couslilutions of Carolina, de Locke (ouvrage cité, p. 122-123).