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poi'h'O : « ...ehureiiliii It's l)(»soins iiîilnrels (''laiil p.irloiil les inriiH's, les m oy*' lis d'y pourvoir doive ni, (Hre ptiiiont égaux ". Il rariiriiMM'.i (Uicorc, en iciaiil avec iiiio briilalilé voulue des s(»nteiK'(;s comme collo-ci : « C'est le peuple qui compos(i le genre humain ; vc ((ui n'est pas peuple est si pou de chose (|ue ce n'est pas la peine de le compter'. » Il en posera plus énergi([uement encore le principe, dans tel passage oi'i il en indiquera du même coup toutes les conséquences :
« Il y a dans l'état de nature une «'"galité de fait réelle et indestructihie, parce qu'il est impossible dans cet état que la seule dilTèrence d'homme à homme soit assez grande pour rendre l'un dépendant de l'autre. Il y a dans l'état civil une égalité de droit chimérique et vaine, parce que les moyens destinés à la maintenir servent eux-mêmes à la détruire, et que la force publique ajoutée au plus fort pour oi)primer le faible rompt l'espèce d'équilibre que la nature avoit mis entre eux. De cette première contradiction découlent toutes celles qu'on remarque dans l'ordre civil entre l'apparence et la réalité. Toujours la multitude sera sacrihée au petit nombre, l'intérêt public à l'intérêt particulier; toujours ces noms spécieux de justice et de subordination serviront d'intruments à la violence et d'armes à l'iniquité : d'où il suit que les ordres distingués qui se prétendent utiles aux autres ne sont en effet utiles qu'à eux-mêmes aux dépens des autres; par où l'on doit juger de la considération qui leurest due selon la justice et selon la raison 2. »
De tels développements ne nous étonnent point aujourd'hui : on nous les a servis quelquefois dans le courant du siècle dernier, et plusieurs pays s'en sont inspirés pour modifier leur organisation poli-