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peines éternelles, s'en allait rejoindre les doctrines de Socin, dont le clergé de Genève ne laissait pas de s'inspirer quelque peu, tout en les répudiant avec énergie ; qu'il niait les miracles. Sur ce dernier point, que sa critique paraîtrait timide, à côté de celle des théologiens dont nous le rapprochons ! Rousseau, en elTet, se borne à raisonner sur l'improbabilité des miracles, établit la difliculté de les prouver, puis celle de les distinguer des prodiges que « le Diable » ou ses magiciens sont capables d'imiter; et l'argument le plus décisif à la fois et le plus audacieux qu'il trouve à leur opposer, c'est que Dieu — dont il scrute ici les plus secrètes intentions — n'aurait vraisemblablement pas choisi, (( pour attester sa parole, des moyens qui ont euxmêmes un si grand besoin d'attestations, comme s'il se jouait de la crédulité des hommes, et qu'il évitât à dessein les vrais moyens de les persuader' ». Tandis que Sabatier, appuyé sur un siècle de critique et de science, établira avec simplicité que « l'histoire des miracles, dans TÉglise même, rappelle cette peau de chagrin qui se rétrécissait à mesure que son possesseur avançait en âge »% et les repoussera en posant en des termes à peine différents la question môme que posait Rousseau-^
Cette critique des miracles fut un des morceaux les plus attaqués iVEmile ; mais les protestations