j\é en 1711. Professeur de philosophie à Berlin
2. « Ce principe est beaucoup trop vague. 11 faut encore examiner si l'erreur qu'on admet, et surtout celle qu'on répand, n'a pas (le conséquences dangereuses, ne produit pas des etï'ets pernicieux dans la société. Dès ce moment, elle peut être i)npniée ù crime. » {Anti-Émile, in-12, lîerlin. l"/63, p. 153.)
I. Principaux membres du Petit Coiispil. — Saisie chez les iibr.iires — Le procureur prncral J.-R. Tronchin et ses conclusions. Discussion du ConsciL Motifs de l'arrct. La sentence. — IL Housseau à Yverdon. Premiers elîets de La sentence ; A])raham-Gédéon Binet ; intervention de Marcet; démarches des parents de Rousseau. — IIL La lettre du colonel Pictet. Examen des motifs qu'il prête au Petit Conseil : réponse à d'Alembert: désir de plaire à la Cour de Versailles; désir de i)laire à Voltaire. Rôle eliectif de Voltaire. — î V. Poursuites contre Pictet. Illégalités. Première idée des Représentai ions. Attitude expectante de Rousseau. Intrif,fues de De Luc. — V. La le/hr à J^ archevêque de l'aris.
Parmi les vingl-cinq membres du Petit Conseil qui gouvernait Genève au moment où parurent coup sur coup le Contrat social et Emile^ plusieurs étaient des hommes distingués ou même éminents, rompus au maniement des affaires publiques et des grandes affaires. C'étaient entre autres :
Pierre Mussard, syndic pour la troisième fois, professeur honoraire de droit naturel et de droit public, conseiller d'Etat en 1735, puis secrétaire d'Etat pendant onze ans. C'est lui qui a négocié avec le Gouvernement français la restitution des sommes autrefois prêtées à Henri IV, et signé le
traité de Turin on 175 i^ Il est — probablement sans le savoir — cousin au huitième degré de Rousseau ~. (irand travailleur et fort instruit, il a donné une preuve certaine de son libéralisme en assislant à une représentation de Sé?niramis, h Gbâtelaine -K
Michel Lullin de Chateauvieux, dix fois syndic, en ce moment seigneur-lieutenant. Il s'est occupé de questions industrielles et agricoles, qu'il a étudiées dans la pratique, sur lesquelles il a publié deux ouvrages estimés. Il a travaillé dans les ateliers, appris dix-huit professions, inventé un semoir qu'il a décrit. C'est un de ces hommes actifs, utiles, entreprenants, dont l'expérience et la raison doivent rendre de grands services dans un conseil. On le compare à Gincinnatus ^.
Jean Cramer, professeur en droit civil et naturel à l'âge de vingt-deux ans. lia enseigné avec éclat pendant quinze années, avant de revêtir des fonctions publiques. Sa Correspondance avec le sénateur bernois Bonstetten et ses Me)norie recondile (inédits l'un et l'autre) témoignent d'un jugement solide et d'un sens politique remarquable, en nous renseignant avec précision sur les événements auxquels il fut mélé'\
Jean-Louis Saladin, (|uatre fois syndic, trois fois premier syndic. Il a représenté l'électeur de
1. Né en 1690. — Voir A. de Moritet, Diclionnaiie biographique (les (ienevois et des Vaudois; cf. G. Borgeaiid, V Académie de Calvin, in-4", Genève, l'.)00, p. 512 et sniv.