‹ L'affaire J.J. RousseauChapitre 6 sur 200 · Dans une note de la Réponse à M. Bordes · texte numérisé non relu

Dans une note de la Réponse à M. Bordes

Genève, et lui envoya sa Lettre à d Âlemherl. Vernet Ten remercia 1, non sans mêler quelques critiques à SCS louanges. Loin de les prendre en mauvaise pari, Rousseau répondit à peu près sur le même ton qu'à Jean Sarasin, en regrettant aussi de ne pouvoir recourir à ses « lumières » et à sa « sagesse » : « Car, lui dit-il, je me sens emporté par un caractère ardent qui auroit souvent besoin d'être retenu. Je m'aperçois du bien que me font vos lettres, et je ne doute pas que votre conversation ne m'en fit encore davantage'^... »

La correspondance s'interrompt là-dessus. C'est Vernet qui la rouvre, le 4 novembre 1760. Il était alors en guerre avec Voltaire. On dirait qu'en une heure de découragement, il pense au grand rival de son terrible adversaire, et lui écrit pour se soulager. Il se plaint du relâchement des mœurs, du mal que fait à Genève le dangereux voisin, raconte les mauvais procédés dont il est victime. Rousseau répond, le 29, en abondant dans ce sens, sans ménager l'ennemi commun. Une allusion à la Nouvelle Hélo'ise^, dont il annonce la publication prochaine, semble trahir une certaine inquiétude de l'elTet que produira son livre sur ses graves amis genevois. Un mois après, le 24 décembre, nouvelle lettre de Vernet. Dans Tintervalle, il a lu la lettre adressée par Rousseau à

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