‹ L'affaire J.J. RousseauChapitre 66 sur 200 · Mémoire, p. 41. Cf. SeiiehicvJiisL Itlt., 111, p. 33o · texte numérisé non relu

Mémoire, p. 41. Cf. SeiiehicvJiisL Itlt., 111, p. 33o

r.A CONDAMNATION IH

accusaliôii vint le rnirier. Au mois de novembre de Tannée i75(S, un vol imj)orlant et inysiérifuix ayant été commis, d(; fâcheuses coïncidences appuyèreiil une dénonciation dirigée contre Binet. 11 fut mandé devant le Conseil, et se justifia. Il voulut alors actionner en dommages ses calomniateurs. Le syndic Mussard, qui avait av(îc lui quelque lien de parenté, le décida à abandonner son instance. Et là-dessus, il fut arrêté et emprisonné : on ne le relâcha qu'au bout de trois semaines. Entre temps, ses aflaires s'étaient gâtées ; son père et deux de ses parents, coupables de réclamer sa mise en liberté dans des termes irrespectueux, avaient été incarcérés ; il se trouva aux prises avec mille difficultés, dans la situation la plus fâcheuse. Pour en sortir, il essaya de poursuivre ses accusateurs et entreprit une série de requêtes et de représentations, qu'il multiplia pendant de longues années. 11 semble même que l'idée de combatre les emprisonnements irrécjidiers fut devenue chez lui une sorte d'idée fixe. 11 guettait tous les cas qui pouvaient offrir une ressemblance avec le sien, tous les incidents susceptibles de lui fournir de nouveaux arguments. Aussi l'arrêt rendu contre Rousseau lui parut-il une bonne fortune. 11 se rendit aussitôt chez le procureur général, « pour sçavoir, écrit-il à Jean- Jacques dans sa lettre du 17 mai de l'année suivante, s'il étoit vrai qu'il eût donné ses conclusions pour votre emprisonnement et si la sentence rendue contre les livres le portoit^ ^.Al'en croire, Tronchin

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