‹ L'affaire J.J. RousseauChapitre 68 sur 200 · Mort peu de lemps après le 11 avril lIGi · texte numérisé non relu

Mort peu de lemps après le 11 avril lIGi

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(jui l'ont rendu en scnhinl la falhlesso, unssi Lien ([lie le procnronr général ; ils s'ai)[)lifiuenl à en (liminnor la portée, à le réduire aux proporlions «Tune simple citation à comparaître, ou, comme on dira bientO)l, d'un « aj)pointement provisoire ». Mais les termes de l'arrôt ue se prêtent guère à ce jeu d'esprit : » ... Au cas qu'il (Rousseau) vienne dans la ville ou dans les terres de la Seigneurie, il devra ôtre saisi et appréhendé, pour être ensuite prononcé sur sa personne ce qu'il appartiendra^. » Malgré leur précision brutale, Oinet accepta l'explication de Fabri, et s'en déclara satisfait.

Cette première démarche d'un citoyen isolé, sans induence, qui ne parvenait pas à obtenir justice pour son propre compte, souligne le trait de l'arrêt qui devait éveiller la susceptibilité des Genevois, irriter leurs sentiments ; personne n'en discutait le fonds; personne môme ne s'en préoccupait; personne n'en aurait pris acte pour réclamer la liberté de pensée ou du moins de publier sa pensée, puisque cette liberté était alors aussi méconnue que Test aujourd'hui, par exemple, la liberté d'enseignement, ou la liberté d'association, que le sont tant d'autres libertés qui disparaissent devant les empiétements de l'Etat moderne. Mais en concédant au Gouvernement tous les pouvoirs en cette matière, on entendait qu'il en usât i^elon les formes, sans mêler à son action aucun arbitraire. Rousseau ne devait pas tarder à demander davantage. En attendant, le récit des démarches de Binet lui donna de l'humeur, parce

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