‹ L'affaire J.J. RousseauChapitre 70 sur 200 · Amis et Ennemis, I, p · texte numérisé non relu

Amis et Ennemis, I, p

3. Cette leltre, datée seulement « de Goppet, le 3 », ne porte pas de signature. L'indication de Coppet et Tecriture permettent d'en reconnaître l'auteur. Elle est annexée au Recueil de pièces constitué par le conseiller F. Tronchin {Arcfi. de Bessinges\

Uousseaii, rélugi»* sur leur lerriloii'c;. II croil qu'on TIC [)(Mil le Irouvcr « cou[)abl(' qu'en lui prôlaiit une mauvaise iiUenliou » ; el il proteste en bon libéral conlrc un tel procès de tendances. «. Je souhaite de nu' tromper, dit-il en terminant, mais je crains toujours un début éclatant, soit en matière de politique, soit en matière de religion. Rassurez-moi, si vous pouvés ». Marcet connaissait bien la bourgeoisie de Genève : il se montre ici clairvoyant. C'était un esprit modéré et juste : il l'avait prouvé dans les troubles mêmes où il s'était mêlé. Depuis, les années l'avaient encore assagi. On l'estimait, on comptait avec lui. — François Tjonchin répond en justifiant la décision du Conseil', qui n'est, expliquet-il à son tour, « qu'une précaution pour le cas du retour où il serait indispensable de constater son état relativement à la société ». Cette interprétation de l'arrêt est plus vague encore que celle donnée à Binet par le premier syndic; mais elle tend au même but, qui est d'en dénaturer le sens, [.es membres du Conseil ont visiblement peur de leur ouvrage, et s'elTorcent de le détruire sans le désavouer. Leur première pensée, on n'en peut douter, avait été de pouvoir éventuellement s'emparer de la personne de Rousseau, s'il s'avisaitde rentrer dans sa patrie : ils sentent à présent qu'ils eussent agi plus prudemment <^n négligeant de prendre à l'avance des « précautions » à cet elTet; que si ces (( précautions sont gênantes », le prisonnier le serait bien plus; et ils commentent leur propre sentence de

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