‹ L'affaire J.J. RousseauChapitre 85 sur 200 · Marcel à lîoiisscau, 30 juillet. Mss. de Xeiieliàtel · texte numérisé non relu

Marcel à lîoiisscau, 30 juillet. Mss. de Xeiieliàtel

o. Registres du Conseil du l'J juillet. Viridel, p. 30.

LA CONDAiMNATIOiN 143

géni'ral, etdo jiii;(M-snns plus de farons ! Un passage de, rE.r/rdi/ drs Hci/is/rcs nionlrc que (|iiel({iies-mis an moins des juges furenl troublés, sans cependant que leur scrupule suiïît à les arrêter'.

Ainsi, le Petit Conseil se met en contradiction tlagianteavecles principes essentiels du droit, dans une all'aire oii il aurait dû se montrer d'autant plus circonspect qu'elle touchait à la politique, et que, par conséquent, s'il en était juge, il y était aussi partie. Deux jours plus tard, le 23, il rend un arrêt extrêmement sévère : Pictet est condamné à être censuré, à « demander pardon à Dieu et à la Seigneurie», à voir lacérer sa lettre, à «être suspendu deses droits honorifiques, tant de sa qualité de membre du ^lagniiique Conseil des Deux-Cents que de la Bourgeoisie pendant une année », et aux frais et dépens ; Duvillard s'en tire avec six mois de la même suspension^. Là-dessus, le Petit Conseil se sépare après la prière, enchanté — comme toujours — de la besogne qu'il a faite. Ses partisans jubilent, comme si cet arrêt constituait une victoire décisive, comme s'il était inattaquable, coninn» s'il frappait, derrière le colonel Pictet, Rousseau, ses livres et tous leurs défenseurs. J.-L. Dupan annonce gaîment la nouvelle à ses amis de Freu-

1. <■. M. le l'i'ésidenl iliL cnsuile que, comme quelques personnes avaient témoigné des scrupules sm- la résolution prise de ne point inviter les prévenus à pourvoir à leurs défenses conformément ù ledit, et sur la non-communication au procureur général\|ui avait dénoncé ladite lettre anonyme, il invitait le Conseil à en faire un second tour, et les résolutions ci-dessus ont été conlirmés. » (Viridct, p. o\.)

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