‹ L'affaire J.J. RousseauChapitre 91 sur 200 · Alexéieff, 11; Appendices, cxxi-cxxv · texte numérisé non relu

Alexéieff, 11; Appendices, cxxi-cxxv

LA CONDAMNATION 15!j

(jiii (lisent: // se fera r^>////o///Y', j'ignore ce qu'ils altcndoiîl. Moi aussi je m(^ demandois : Qtte fe?'o/il les (irnrrols'/ Je me répoiidois; lis se feront connoitre. C'est aussi c(i ([u'ils ont fait'... » : iMais en même temps qu'il résiste, il se pique au jeu. Sans s'en apercevoir, il cède à cette volonté plus forte, si sûre d'elle-même. Les traces d'hésitation, de faiblesse qu'on remarquait dans ses premières lettres, disparaissent. Il devient énergique. Il se sent appuyé par un parti puissant. Jl dit que son allai re intéresse tous les citoyens de Genève. Il voit qu'elle esten même temps, pour eux, un momentdécisif de leur développement politique, et pour lui, un épisode de sa carrière mondiale, de la grande page d'histoire intellectuelle qu'il est en train de vivre. Et tandis qu'il refuse encore d'intervenir directement dans les débats des Genevois, il se prépare à défendre son œuvre, sans distinguer, peut-être, que l'apologie qu'il en veut faire aura son contre-coup nécessaire sur les événements de sa patrie, sans se douter qu'il est dès maintenant engagé dans une sorte d'association avec ces médiocres agitateurs, ces De Luc, ces d'Yvernois, dont il subit sans plaisir les lettres et les visites, et qui l'entrainent malgré lui. ^i bien qu'au moment même où il affirme qu'il ne fera rien pour les G('nevois, et en le croyant réellement, il travaille pour eux en rédigeant dans le plus grand secret sa réponse à M*'" de Baumont.

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