‹ L'affaire Letellier et la constitution [microforme]Chapitre 7 sur 8 · USE · texte numérisé non relu

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toujours été privée, Laissons les faire, . Les farnfaronnades d’émancipation venant de tel quartier n’effraient personne, et elles sont si amusantes pour un grand nombre, que nous nous croirions coupable d'essayer à ÿ mettre le moindre obstacle. Pour nons, nous n'avons pas à rougir de l’attitude que, nous avons prise, parce qu'elle est la seule raisonnable, la seule logique, la seule légale et la seule constitutionnelle. Nos pères ont combattu pour obtenir le gouvernement responsable, dont dont le principe était en germe dans late de 1791; ils l’ont obtenu, et, jamais, depuis, le parti libéral n’a songé à affaiblir telle ou telle. partie du système. Nousavons constamment com battu l'élément réactionnaire qui L'apphaneit, par que noùs n’aimons pas à voir l'arche sainte

e 108 libertés (style nouveau des conservateurs) entre les mains de profanateurs cyniques. Par la sanction que l'Angleterre a donnée à l’Acte de l'Amérique Britannique du Nord, chacune de nos provinces est munie Üu gouvernement responsable. |

Comme un tel gouvernement ne peu exister sans un souverain irresponsable, il suit que le lieutenñnant-gouverneur Letellier est à l'abri de. toute intervention autre que celle des autorités

# impériales: |

IL personnifie en lui la population de toute la province. Dans l'exercice de ses fonction cons- : titutionnelles il est un symbole. Dans l’abstraction 1l représente Le peuple entier. La sanction

… qu'il donne aux lois adoptées par la majorité. + n'est, autre, chose, comme nous l'avons dit, qué .

l'expression de l'adhésion, de la soumission de la minorité. Planant au-dessus de toutes les

factions et de tous les partis, quand il sanctionné une loi, c'ést Comrbé si toute la ration, oubliant . ses. propres divergences d'opinions sur cette inème loi, la sanCtionvait. Il ést la confirmation du principe de là souveraineté populaire exprimée pär la voix d'une majorité. ‘Car, l'exercice de ses prérogatives est toujours sujet à lapprobation

où à la désapprobaion du peuple. ‘Dans l'accomplissement des devoirs de sa position il usé d’une discrétion que la nation lui réconnait en se réservant à elle-même Le droit de censurer, Sil y à ‘ieu, l'usage qu’il en fait. Si nous avons le système ‘constitutionnel de gouvernement pour l'administration de nos affaires provinciales notre lieutenant gouverneur doit nev?ssairement occupêr la position que nous déctrivons ici, Lui toucher, C'est toucher à toute la population. Nous ne pouvons souffrir que l'intervention de la métropôle. Et il en est et doit être. ainsi, parce que nous sommes dépendants vis-à-vis de l'Angleterre mais Libres vis à-vis du gouvernemént d'Ottawa. Il est clair que le lieutenantgouver'ieur est le représentant immédiat de la couronne, puisqu'il ne sanctionne les lois dela législature qu’au nom de la ‘reine :et qu’elles: n'ont ducune force tart qu’elles me sont pas revêtues de cette sanction: :I1 n’y a donciqueila couronne qui puisse logiquement ét constitutionneilement. voir à.ce que son prestige,.ne,soit pas affaibli par ceux.qui la représentent. dd

Si. l'Angleterre méconnaissait les droits el'les franchises qu’elle nous à ätcordés ; si ellé cher: 4 chait à nous les retirer, nous verrions à les faire! respecter. l'est beau d’aspirer à reçonquénr sa liberté, mais encore faut-il'que cette liberté nous |

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