‹ L'affaire marocaineChapitre 24 sur 26 · Livre jaune f p · texte numérisé non relu

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commerce sera rigoureusement et entièrement respectée* ».

Il semble pourtant, d'après le Livre jaune^ que dès le mois d'avril 1904, dès la conclusion des accords franco-anglais, notre ambassadeur à Berlin entrevoyait une autre méthode et que^ sur nos rapports avec TAllemagne, deux théories étaient présentées. Tune par M. Bihourd, l'autre par M. Delcassé.

A M. Delcassé, la « connaissance » des accords, donnée par lui à l'ambassadeur et au gouvernement de Guillaume II, semblait suffisante; M. Bihourd eût préféré autre chose, probablement — bien que le Livre jaune ne le dise pas explicitement — la « notification ». Tous deux savaient que la notification n'était pas juridiquement nécessaire; mais l'un, M. Bihourd, la croyait peut-être utile; l'autre, M. Delcassé, en y voyant certains avantages, y semblait découvrir aussi de très graves dangers.

M. de Bûlov^r a raconté depuis, au correspondant du Petit Parisien (4 octobre 1905) :

Il y a un an et demi, lorsque fut conclue Tentente franco-anglaise, qui concernait le Maroc, je fis au Reichstag cette déclaration : « L'entente en question ne parait nullement dirigée contre TAllemagne ». Mais j'ajoutai qu'aucune notification officielle ne m'en avait été faite... Croyez-vous qu'à ce moment, cette notification, que j'estimais nécessaire, n'eût pas dû être faite?

Au correspondant du Temps, M. de Bûlow disait le même jour : « Je vous donne ma parole de gentleman

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