LI^EL
Extrêmement intelligent.
MADAME ROLLEB»:»Wr:
Et on aplomb !
MADAME ^INNûLuTT
Il est toat jeune; quel âge a-l-il ?
ANTON! A
Il n'a pas vingt-trois ans : seulement, il a déjà tout lu, tout vu ; il est d'une érudition incroyable, et il ne s'arrête pas aux choses de Tamour.
LISTtlL
11 fera son chemin.
DAMORNAY
Oui, ils sont quelques-uns comm^ça. Ils savent tout, ils tranchent de tout. Moi, il m'a estomaqué, ce gamin. Évidemment, il m'a pris pour une vieille bête. Vous avez entendu comme il m'a parlé?
ANTONIA
Oh ! avec le plus profond mépris. Et vous, monsieur Dembrun, qu'en pensezvous?
Eh bien ! je trouve que, sous une forme paradoxale, ce jeune monsieur Cherange a dit des choses très raisonnables.
DAMORNAY
Ça, je ne sais pas, c'est une autre affaire, il y aurait eu beaucoup à lui répondre.
ANTONIA
En tout cas, vous n'avez rien trouvé.
AfiTE It, SCÈNE '
J'allais lui répondre, quand il est parti ; Si s'eo est doulé, il est malin.
HOUliK
Il peut déplaire, à causo qu'il preod trop ' évidemment une altitude ; mais ça, c'est ' son extrême jeunesse.
ANTUNIA
Alors, vous avez aussi le mépris des femmes ?
BOfiEn
Oh non 1... mais je trouve que la base des revendications féministes, c'est-à-dire l'égalité des sexes, est une grosse utopie; car des choses trop diEférenles ne sauraient être égales, la nature elle-mf me s'y oppose, elcn tâchant d'on'acer les contrastes sexuels dont vit l'amour, on tuerait l'amour, et l'on arriverait bien vile, non pas seulement au krach Je la galanterie, mais, chose plus grave, à la lian(]ueroute de l'amour, à
t. AKPIIANCIIIK
k guerre des sexes. Or^ dans nnc telle guerre, les femmes seraient fatalement vaincues, car on sait quel facteur est la force physique dans la lutte pour la vie
> femmes pcuvi
Mais m^me à ontraînemcnt égal, elles seront toujours vaincues.
MAD.VMI:: nriLLEBOrSK
Mais entre l'égalité des sexes et l'ioéga-" lité actuelle, avouez pourtant, monsieur, qu'il y a place pour des réformes urga
oéga- I
sieur,
g^jffl
reviflffl^
Oh I ccrtainetnent, une sérieuse reviw du Code s'impose, en ce qui vous concerne, mesdames ; mais les lois, même modiliêes, n'interviendront pas dans les rapports sentimentaux, dans les attractions ou les répul^ ,|