TOM
C'est Lien vrai.
llOtiER
Et mèmâ avec les lois actuelles, s'il y a lies hommes qui asservissent et ruinent des femmes, il y a des néfastes et des victorieuses qui sèment des désastres autour d'elles. Ce n'est donc pas les lois qu'il Bagit de refaire, mais il s'agit d'éclairer et délevei" les âmes, car les lois sont parfois dangereuses aux honnêtes gens, et il vaut mieux s'en passer, à moins d'avoir le code idéal, le code sans marges. Mais, quand vcus parlez de votre servitude, vous surtout, mesdames, vous prêtez à sourire, car vous êtes des affranchies, vous entendez bien, des affranchies; vous êtes, la plupart du temps, non pas les esclaves, mais les maîtresses, et nous avons pour vous toute
b teaér&se. et te reapecL H k
et la pitîê.
TOBS les ElOfflEBC» OK MOt p«5 coDunc
Ton* : T eo a, et c'est Umajoritê, qttîsi reslés te» msKres ^oîâles et durs.
laina
Mais dîstÎD^ez do moins à qai vous avex affaire, et arec ceox qui ne roas batlenl pas et ne tous cxploîteot pas. sachez toos couduire comme «lesafTraiicliies... c'est loal ee que nous demandotiâ. Alors, la cause fcmioiste aura fait an grand pas.
UADAME D.V.NGLEJAIS
Ail ! comme toqs arei raisoD, mon] el ]>arLout où je suis allée, si vous !
rjuelle répulalîon de frivolité et de pein ailé s'attache à la femme française. Et c'est injuste. Mais, de même que les modes viennent de France, il semblerait que le
tpenl^H
I vice en vient aussi, parce que c'est là qu'il l Bst le plus élégant, le plus tapageur et le Iplus joliment cynique. Oq nous accable tavec les mœurs des Lourgeoisea et des moDilaiaes, c'est-à-dire des affranchies, quand il faudrait au contraire, pour notre cause, que l'exemple vint de celles-là, et qu'avant de reformer la société, elles su reformassent elles-mêmes,
MADAME HOLLEESOISt:
Nous vous y aiderons de tout notre cœur, c'«at une tentative inléressanto.
MADAME SIXSGLUTT
Ohl certainement, il y a des cJioses qu'il '*m dire. (A Antoiiiaj Au revoir, madame, i l'ienWt.
MAU.VMf; RCILLEISOISt;. i U'" Diuslejii*.
A.U revoir madame.
(Bl quand elles sont parties.)
134 i/affiianchie
ANTONIA
Croyez-vous qu'elles sont révoltées ces petites femmes-là!
LISTEL
Et encore elles n'ont rien dit ; mais lorsqu elles parlent entre elles, leur féminisme ne connaît plus de bornes.
DAxMORNAY
Leurs maris doivent être bien heureux.
Elles n'ont pas d'amants... au contraire.
DAMORNAY, se levant.
Ah ! décidément, la famille s'en va !
Ma belle amie, jusqu'au revoir.
ANTONIA
A présent que vous êtes rentré à Paris, vous viendrez quelquefois me voir... Je
ACTR 11, SCÈNE V 13">
suis chez moi tous les jours, vers ces heures-ci.
DAMORNAY
Je viendrai très bientôt.
(Et quand il est parti.)
ANTONIA
Il faut bien le regarder, car c'est une race qui tend à disparaître, — celle des gens bien élevés.
MADAME DANGLEJAIS
Il a dû être très bien.
listi:l
C'est un type d'une autre époque : il a les jolies manières du vieil insurgé de 1871 qui s'est rangé des barricades et qui possède maintenant un château, des tableaux, des collections.
ANTONIA
C'a été un causeur délicieux. Je V* trouvé très changé, très vieilli.
LISTEL
Y ous savez pourquoi ? Il est en ce moment avec une petite fille qui le fatigue beaucoup et dont il est fou... ce sont là des circonstances exténuantes.
ANTONIA
Comment s'appelle-t-elle?
LISTEL
Fanny Louzy.
ANTONIA
Je connais ce nom-là. Est-ce qu'elle n'a pas chanté quelque part ?
LISTEL
Oui, elle a voulu monter sur les planches.