‹ L'affranchie: comédie en trois actesChapitre 7 sur 97 · ACTE I, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE I

AJSTONIA

Justement. Prenez-vous du café ?

LISTEL S'il vous plait. (Juliette lui offre du sucre.)

ANTONLV

Et vous, Pierre?

PIERRE

Volontiers.

JULIETTE

C'est si joli le bruit d'une gondole qui passe et le cri des gondoliers !

LISTEL

Voyons, entre nous, il n'a rien de bien curieux, le cri des gondoliers : c'est bien surfait... c'est plutôt laid.

JULIETTE froissée.

Ça ne se discute pas.

LISTEL

Et le bruit des gondoles, ça n'a l'air de rien, mais c'est assommant! On dit que Venise est une ville silencieuse, mais ça vous empêche de dormir... surtout en cette saison ; les amoureux se font trimbaler jusqu'à une heure fort avancée de la nuit, on ne peut pas fermer l'œil. Enfin pourtant, si l'on était malade, j'imagine que l'on pourrait faire mettre devant ses fenêtres de la paille dans le grand Canal.

ROGER, qui jusqu'alors n'a rieo dil.

Comme ça doit être fatigant pour vous d'avoir tant d'esprit !

LISTEL

En tout cas, c'est une fatigue que je vous épargne, cher monsieur.

ROGER

Oh ! certainement. ;il s'éloigne avec Juliette.)

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