ROGER JULIETTE
Qu'est-ce que ,
je disais?...
ROGER , '.lisiez que si vous veniez k vous...
Ah ! oui. . . eh bien, du jour au lendemain, *4. foudrait que je me débrouille, n"esl-ce it^as"? Parce que vous pensez bien que je ne ^uis pas une femme à avoir amassé des ^fc'entes.
J'en suis certain, mais Pierre ne vous laisserait pas partir comme cela, il est très généreux, il assurerai! voire avenir.
Oh! certainement, mais je n'accepterais pas. Je Ironve qu'en amour il ne saurait y avoir d'intlemnilé, et l'on n'a pas droit à une retraite comme une employée qui est restée le temps voulu dans une administration : les invalides du collage, je trouve ça humiliant et un .peu ridicule.
Alors, je veux avoir un métier. Ça n'est pas déshonorant, n'est-ce pas?
Loin tle là.
aB^Tân^ïi
JULIETTE
Parce que je ne veux pas tomBer galanterie, ou même, sans tomber dans la galanterie, je ne veux plus me remettre sous
pas, je ne poorrû ps:^ Mab il o'est pis -p-r^i.::! :-r '.rrih.
EqGd, od ne sait 'iniLf. Alirf. ^ vie-î vous demander un con^rl^
Ah! un conseil, c*e^: Lien difncile, ma pauvre amie. Qu'est- :e que vous voulez faire d*abord ?
JL'LILTTE
Je ne sais pas, moi ; je voudrais rentrer au tliéâtre.
ROGER
Au théâtre ! Vous savez ce que c'est, puisque vous y avez déjà été. Un directeur vous donnera tout de suite deux cents francs
L'AFflunCBIE.
par mois et le conseil de vous faire entretenir. Si vous ne voulez pas vous metlre 80U8 la dépendance des hommes, ce n'est pas au théâtre qu'il faut aller. Non, théâtre, je ne vois pas ça pour vous,
JLLIKTTE Je peux me faire modiste, couturière.,
C'est si encombre. Il y a autant de couturières que de clientes. Chaque fois que j'entends une femme élégante dire, quand on lui fait des compliments sur sa robe :
« C'est une toute petite couturière, » je vois l'appartement au fond d'une" cour, sans air, sans lumière, où la toute petite couturière crève de fatigue et de faim pour faii-e da| rolies bon marché à la belle dame.
JULIETTK Alors quoi? vous ne connaissez rienîj