ACTE III, SCÈNE V
que vous avez eus avec moi, les mênles extases et les mêmes cris...
ANTOMA
Non, non, ce n'est pas vrai, ce n'est pas vrai.
ROGER
Ah! tenez, vous mériteriez... (Il la prend à la gorge et la reaverse rudement.)
ANTONIA
Eh bien oui ! tuez-moi, vous en avez le droit.
ROGER, la lâchant.
Mais non, je n'en ai pas le droit ; ne me tentez pas, tenez, allez-vous-en. Qu'est-ce que j'allais faire, grands dieux? Allezvous-en. (Un silence.)
ANTO^lIA, s'approchaul de lui.
Roger ?
rogi:r Quoi?
ANTOMA
Vous me détestez.
ROGER
Non, je ne vous déteste pas, vous voyez, c'est fini. Je n'ai plus de colère et je n'ai pas de haine. Ah î si vous m'aviez parlé franchement alors que je vous le demandais, J'aurais pu rester votre ami, ou si cela avait été au-dessus de mes forces, du moins j'aurais gardé de vous un très tendre souvenir, tandis que maintenant ce sera l'oubli, je veux que ce soit l'oubli.
ANTOMA
Vous me reprochez de ne pas vous avoir avoué que j'en aimais un autre, mais pouvais-je le faire, puisque je n'aimais que