‹ L'Afrine: Étude hydrologiqueChapitre 130 sur 149 · Q=RS · texte numérisé non relu

Q=RS

L'Oronte

ne.

Courbe rare dynamique

Energie totale : 188000 CV

"à 44 20 Altitudes dut "*

FiG. 106, — Courbe Hydrodynamique de l'Oronte.

k étant un coeflicient dépendant de la hauteur de la pluie, de la nature du bassin et du coeflicient de ruissellement.

Pour calculer l'énergie totale susceptible d’être fournie par le cours d’eau, il y a lieu de tenir compte de l'augmentation progressive des débits avec l'extension du bassin récepteur. Considérons la surface S de ce bassin comme une fonction de l'altitude h ; on peut alors exprimer l'énergie produite par l’eau qui descend d’une hauteur élémentaire dh, par la relation :

dw = k.S. dh

L'Oronte Zrofl en Long et Variation de l Surfoce du Bossin Versant

Surface du BVen Milliers de Km?

Moditerranee.

Fic. 107. — Profil en long de l’Oronte et variation du bassin versant.

et l'énergie totale, produite par l’eau, sera égale à : w=—k {Sdh

Portons sur les abscisses d’unsystème d’axes coordonnés (h,S), les altitudes h décroissantes du lit de l’Afrine, à partir de l’origine de la rivière, jusqu'à son débouché dans lAmouk : et, sur les ordonnées, les superficies du bassin correspondant à chaque point : la courbe obtenue est la courbe hydrodynamique.

La dérivation du cours d’eau entre un point d’altitude h, (cote de la prise) où la surface du bassin est S, et un point d'altitude h, (cote de la restitution), produit une puissance proportionnelle à l’aire du rectangle :

S (hs —h;).

L'aire totale délimitée par la courbe hydrodynamique représente la puissance totale théorique que peut fournir la vallée de l'Afrine. (Sur la figure 105, les courbes relatives aux différents affluents ont été figurées, en adoptant, pour axes des abscisses, les horizontales issues des points de la courbe principale correspondant à leurs confluents respectifs).

Or, le débit moyen de l’Afrine (module relatif) est de 3,75 litres par

seconde et par km? ; on en déduit, par un simple planimétrage de la courbe hydrodynamique, que l’énergie potentielle de la rivière est de 3.750.000 kgm., soit de 20.000 C. V.; en nous limitant à la partie syrienne du bassin, cette puissance serait de 43.000 C. V. environ.

Il serait intéressant de comparer cette énergie à celle qui serait obtenue dans la vallée de l’Oronte (fig. 106), dont les pentes sont assez atténuées, mais dont le bassin est neuf fois plus étendu. Ses débits moyens relatifs sont de :

1,641/s. par km?, en amont du Ghab (Acharné) 2,96 — en amont du confluent du Kutchuk-Assi, et 3,28 — en aval d’Antioche.

En appliquant ces débits aux différents secteurs du diagramme hydrodynamique (fig. 106), l’énergie totale disponible paraît égale à 188.000 C.V., ce qui représente le triple seulement de l’énergie de l’Afrine.

Les estimations qui précèdent n’ont guère la prétention de déterminer la quantité réelle de l'énergie effective, car, pour l'utiliser, 1l serait nécessaire de construire un nombre infini d'installations (une installation pour chaque dénivellation Ah et pour chaque augmentation correspondante de la superficie du bassin) ; mais du moins, ont-elles l'avantage d'indiquer l’ordre d'importance de l’énergie théorique disponible.

Cnorx D'UN AMÉNAGEMENT RATIONNEL :

ën réalité, dans un plan d'aménagement général de la vallée, il y aurait lieu de rechercher quels seraient les secteurs les plus avantageux pour le captage de cette énergie. Une déclivité naturelle importante, par exemple, ou un emplacement favorable à l'édification d’un barrage, peuvent imposer parfois, pour des raisons d’ordre technique ou économique évidentes, les limites rationnelles d'utilisation d’une dérivation ; mais, lorsqu'il s’agit non plus d’une installation isolée, mais de l'exploitation de l’ensemble d’un bassin, dont l’étendue nécessiterait la création de plusieurs chutes distinctes, l’étude de la répartition rationnelle des différentes chutes devient alors un problème délicat qu’un examen attentif de la courbe hydrodynamique permet d’élucider [4].

En effet, comme la puissance théorique d’une dérivation est représentée par l’aire d’un rectangle inserit dans le diagramme hydrodynamique, l'aménagement le plus productif sera celui qui permettra de recouvrir la plus grande partie de ce diagramme, par des rectangles successifs.

En ce qui concerne l’Afrine, l'examen du diagramme (fig. 105) permet de reconnaître qu’une exploitation rationnelle de l’énergie disponible, en territoire syrien, conduirait à la création de trois chutes :

la première, entre le confluent du Saboun et celui du Yénigé Sou (puis-

sance théorique — 6.000 C. V.);

la deuxième, entre le confluent du Yénigé et Bassout (puissance théorique — 5.800 C. V.);

et la troisième, entre Bassout et l’Amouk (puissance théorique 16.200 CR).

L'ensemble de ces chutes représenterait une puissance de 28.000 C. V., soit environ les 65 %, de la puissance totale théorique de l’Afrine en Syrie.

Perivation 0 ptmum de Line

\ Vanation de la Puissance théorique

\ —— Suivant [Ürigne de prise

n - -- Suwant lAlbilude de la prse \

Puissance {heorique produite en Milliers de C.V

Conf db Ssboun Conf d Yemge

on) AÆ/frine

Drignne de laprise 1009 900 &o0 700 600 500 200 300 200 100 0 Alitude delaprise

F1G. 108. — Dérivation optimum de l’Afrine.

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