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FRÉQUENCE DES CRUES

La fréquence des crues, définie par leur nombre annuel moyen, peut caractériser la turbulence du régime : celui-ci est en effet d’autant plus agité que le climat comporte plus d’averses massives, séparées les unes des autres ; tandis que des chutes d’eau abondantes, mais régulières et continues comme celles des étés tropicaux, créent une seule crue très ample (le

Nil, le Niger), avec des pointes plus ou moins détachées, plutôt qu’une véritable succession de crues distinctes.

Or, c'est à une telle succession que nous fait assister la distribution saccadée des pluies dans le bassin de l’Afrine.

Les diagrammes des niveaux journaliers, enregistrés à Midanki et à Bassout, permettent de déterminer la loi de leur fréquence. De 1930 à 1938, 58 crues distinctes ont pu être observées ; les graphiques (fig. 50* et 50°) en relatent la classification, en fonction de la cote atteinte (niveau moyen Journalier) ou de la hauteur effective de la montée 1.

Les crues les plus faibles sont généralement les plus fréquentes ; elles correspondent à une montée de 0 m. 25 environ ou à une hauteur voisine de 1 m. à chacune des stations.

La répartition mensuelle des crues a été établie en groupant ensemble les crues inférieures à 1 m., celles comprises entre 1 m. et 2 m., et enfin celles supérieures à 2 m. Cette répartition (fig. 51* et 51°) fait ressortir, dans l’ensemble, la localisation des crues pendant la saison pluvieuse, les mois les plus favorisés étant février et mars. Les pourcentages les plus élevés atteignent en février 510/, à Midanki et 500/, à Bassout, des crues supérieures à 2 m., tandis que mars présente 35 0/, des crues comprises entre 1 et 2 m. et 37,5 0/, des crues inférieures à 1 m.

Les mois secs de mai à septembre sont complètement dépourvus de toute montée des eaux ; et c’est là une confirmation très nette du caractère pluvial du régime.

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