Texier, ArchiL byz,, p. 23 : Asie Mineure, 1, p
9. Tezier, Archil, àyz., p. 19-20 ; Schlumberger, Nicéphore Phocas, p. 197-
Vue resliluée de la cUadelle byzantine t
;wgt
Taide de ces monuments, il est facile de reconstituer, sous leur véritable aspect, quelques-unes des citadelles si bien décrites
[Fig. 17. — Antioche. Portion de Tenceinte byzaotiDe. (D'après le dessinlde Cassas et la planche de Rey.)
par Procope* : et cette étude a d'autant plus d'importance que,
1. Cr. la restitutioQ de Haîdra proposée'par M. Saladin (pi. II).
suivant une observation fort exacte, « beaucoup des dispositions employées par les Byzantins dans leurs travaux de fortifications forment une transition entre les méthodes antiques et celles du moyen âge*. »
Comment furetit appliqués dans f Afrique byzantine les principes généraux de la défense et de la construction.
II faut voir maintenant de quelle façon ces principes de la construction militaire byzantine trouvèrent en Afrique leur application.
Les Vandales, on le sait^ avaient, par mesure de prudence, rasé les fortifications de presque toutes les villes africaines ; si bien que, sauf Carthage, Hippone et quelques rares cités, dont les murailles mal entretenues tombaient d'ailleurs à peu près en ruine^ sur toute l'étendue du territoire il ne restait pas une citadelle*. Une tâche immense s^imposait donc aux généraux de l'empereur. L'Afrique était librement ouverte aux Berbères : il fallait à n'importe quel prix arrêter leurs courses et les empêcher de dévaster le pays byzantin '. Mais dès les premières campagnes, avait apparu l'impossibilité d'obtenir par quelques victoires la soumission des indigènes : contre ces ennemis insaisissables et toujours renaissants, les plus glorieux succès, les leçons les plus sévères demeuraient sans longue efficace ; si l'on voulait sérieusement mettre un terme aux incursions des tribus, il fallait en revenir au système défensif jadis pratiqué par Rome^ et contenir les Berbères sur les frontières par une solide chaîne de forteresses. Aussi, dès le début de l'occupation, Justinicn s'était empressé
i. Rech. des Anliquilés en Afrique^ p. 159.