‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 187 sur 539 · BÉJA — TOURS DE L'ENCEINTE BYZANTINE · texte numérisé non relu

BÉJA — TOURS DE L'ENCEINTE BYZANTINE

Les fortins sont plus exigus encore : certains ne comptent que 9™, 70 de côté. On voit par la variété de ces chiffres qu'entre la longueur des côtés de ces forteresses, il ne faut chercher aucune proportion fixe; ils prouvent surtout — et c'est ce qu'il faut retenir de toutes ces observations — que dans l'Afrique byzantine, les nécessités particulières du terrain et l'obligation de faire vite ont, bien plus que les principes absolus, déterminé la forme et les dimensions des forteresses.

Il est intéressant par contre de rechercher comment ces citadelles étaient alimentées d'eau potable, un point qui en Afrique avait une importance capitale. Suivant une habitude constante de l'époque byzantine, on parait avoir assez fréquemment construit, dans l'intérieur des places, de vastes citernes où l'on emmagasinait l'eau des pluies : on en trouve des traces dans les enceintes fortifiées de Haïdra \ de Tagoura', de Bagai, de Laribus^ et El-Bekri signale dans l'intérieur du château de Tobna un grand réservoir qui semble bien appartenir à la même catégorie de constructions'. Parfois on avait utilisé en les réparant les anciens aqueducs romains : c'est de cette manière qu'était assurée l'alimentation d'eau de Tébessa*; de même à Timgad, on avait fait aboutira la citadelle une conduite embranchée sur la canalisation antique. Mais, en général, les Byzantins paraissent s'être surtout préoccupés d'établir leurs ca^/eZ/a à proximité d'un point d'eau. C'est ainsi qu'au pied même des remparts de Tifech, de Tigisis, crAïn-Tounga, d'Aïn-bou-Dris, de Ras-el-Oued, jaillit une source importante • ; ailleurs la source toute voisine est par surcroit de précaution amenée par une conduite souterraine dans l'intérieur delà place : c'est le cas à Béja% à Guessès *, à Lemsa. Parfois même la source prend naissance au dedans

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